WACKEN OPEN AIR (W:O:A) 2018: JOUR 2 MARATHON D’ENDURANCE

 

Magané sous un soleil torride, 2 Beck’s à la lime comme hydratant avec électrolytes, 2 « shots » de Jagermeister en médication et je traversais le « No Men Land » laissé par la journée précédente enclumes aux pieds. Mais soudainement au loin, j’entendis l’appel festif de Korpiklaani au « stage » Harder. C’est miraculeux comme on oublie ses maux et que la joie t’embrase sur Wooden Pints et A Man With A Plan. Sérieux, ils étaient géniaux car je me senti totalement régénéré instantanément! D’ailleurs, note à moi-même qu’il est bien de les voir tôt en journée car les gens ne sont pas encore éméchés et ça donne un méchant coup de « crinque »! Mention à Jarkko Aaltonen bien ancré au sol et à sa basse car il était de marbre, tout en étant des plus cool! Jonne Järvela était en pleine forme et a su nous faire bouger sur les rutilants Lempo et Vodka! Et on fait la vague en finale, complètement déjanté!

 

Je me suis ensuite dirigé vers la prestation d’Epica au « stage » Faster. Je vous dirais que malgré une bonne réaction de la foule, le fait qu’ils jouent les tubes The Essence of Silence, Storm the Sorrow, Unchain Utopia, Sancta Terra et Consign to Oblivion, je ne réussissais pas à embarquer avec le visuel et « look » plutôt futuriste qu’arbore le band et ses accessoires. Il s’agit sûrement de résidus des albums The Quantum Enigma et The Holographic Principle, et des nouvelles orientations créatrices du groupe. D’un commun regard, Jeff et moi décidâmes d’aller nous balader pour faire la découverte de Unzucht. Superbe décision, ce « Black Metal » à connotations « Industrielles » nous ramenait dans la game! Ne manquait que de se rassasier de quelques morceaux de viandes sur broche dans le Wackinger Village!

 

Se curant les dents de ce magnifique repas, c’est à la course que nous pûmes rejoindre le « stage » Faster pour la prestation de Children of Bodom. Sérieux, après toutes ces années ce band ne cesse de toujours m’impressionner. Sur mes gribouillis je réussi même à lire que COB peut remplir le W:O:A à eux seuls. Heille ça embarque sur le stage, let’s go Are you Dead Yet? pis ça lâche : « we are fucking COB from Finland » pis ça repars en feu avec In your Face et I Worship Chaos! Cibole, en dedans de 3 tunes on avait déjà 2 immenses « circles pits » en même temps et la poussière montait sur tout le site jusqu’au ciel! C’était beau à voir, old school, performant, jouant ses classiques Hate Me!, Everytime I Die, Downfall et Towards Dead End, je pouvais bien applaudir en me disant : « ça c’est un band! ».

 

« Ho my God! » Je ne pouvais pas mieux poursuivre ma journée qu’avec « The Metal Queen » elle-même, Doro! Elle a cumulé les « covers » de son premier band Warlock, The Sweet avec Andy Scott et Peter Lincoln, Amon Amarth avec Johan Hegg et Breaking the Law de Judas Priest avec Jeff Waters d’Annihilator. Tommy Bolan était de la partie à la guitare et Johnny Dee nous a émerveillé d’un solo de drums. C’était fou se donner autant et faire aussi tant de place aux autres artistes. Elle mérite tellement sur surnom de « The Metal Queen », tant de grâce, puissance et félinité. Bien entendu, elle nous a rendu le titre du 20ième anniversaire du W:O:A qu’elle a composé et interprété jadis avec Skyline, We are the Metalheads, maintenant hymne du W:O:A. Que dire, Anik De Prins m’avait averti, Doro est une déesse rayonnante qui laissera tous et toutes sans voix sur son passage!

 

Après toutes ces émotions, Jeff et moi nous sommes dirigés vers un moment fort de la soirée, Nightwish. Ils nous ont « starté » ça comme une tonne de briques avec End of All Hope! On était en feu et content d’avoir pu s’approcher si près de la scène! Pas d’arrêt, coup sur coup, ils lancent Wish I had an Angel et Come Cover Me, du délire total! Tous les succès y étaient, un show du tonnerre! De Gethsemane à Amaranth, en passant par Nemo et Ghost Love Score! Mon meilleur show de Nightwish depuis que Floor Jansen est au chant. Je crois que je suis maintenant réconcilié avec Nighwish

 

En direction d’In Flames, je croisai le groupe allemand Running Wild. Et bien, que dire, je fais parti des rares personnes qui ont vu Running Wild maintenant, sans plus… Revenant à mes moutons, j’avais oublié comment In Flames ça rentrait au poste! Du gros métal efficace et qui nous martèle déjà depuis 21 ans que nous rappelait sans cesse Ander Friden. Tous les tubes y sont passés mais les moments fort ont été Only for the Weak et The End. Avec tant d’énergie, je les crois sur parole qu’ils seront de la scène pour les 25 prochaines années.

 

En finale, le clou de la journée, Ghost ! Encore mille fois bravo ! Quelle mise en scène et musique exécutée à la perfection ! Un vrai délice ! Ashes et Rats ont enflammé la foule sur le champ ! Bien entendu, on a pu profiter de Faith et Cirice avant que Papa Nihil participe à Niasma au saxophone ! Par contre, malgré les fans finis et ceux ouvert d’esprit, je ne me fais toujours pas au nouvel album… Pour moi, mon moment fort restera Year Zero… Malgré tout, je le redis, c’est un « estie » de show ! C’est maintenant mon moment fort du festival ! Après une telle prestation, crinqués à bloc, Jeff et moi ne pouvions que rester quelques heures de plus sur le site afin de profiter de toute cette énergie satanique annonçant un réveil douloureux !

 

Vincent Couturier