WACKEN OPEN AIR (W:O:A) 2018: JOUR 1 DÉCADENCE SENSORIELLE

 

Chers petits agneaux, c’est les yeux rougis et avec fatigue accumulée que j’accouche de ces lignes marquant à jamais mon pauvre petit encéphale d’un « stamp » au fer rouge imprégnant « INSANE » au plus profond de ma matière grise. Effectivement, après près de 24h de voyagement, road trip à partir de la Belgique (merci encore à Jean Chermane pour RADIO PANIK et Anik De Prins un ange qui nous a pris sous ses ailes), différentes aventures incluant la perte de la valise de Jean-François Cloutier de TVQC.COM que nous atteignîmes le site du W:O:A., une forêt perdue entrecoupée de fermettes cossues et d’éoliennes, le tout voilée de brumes mystiques pour effectuer le fameux « Check-in » tant recherché. Passant notre première soirée à nous émerveiller de tant de découvertes, sac à « goodies » et site gigantesque complètement débile à explorer que nous dûmes nous résoudre à retourner dormir avant d’entreprendre ce rodéo de concerts!

 

JEUDI 2 AOÛT 2018: LA LEVÉE DU CORPS

 

Malgré le décalage de 6h nous fîmes face dès 08h00 du matin pour quitter la petite localité de Marne et prendre d’assaut le W:O:A. Après les formalités (quelques Beck’s, sandwiches à la viande et hot-dogs version allemand jumbo, dépôt des sacs et regard de chien fou qui veux aller partout) je me dirigeai au « stage » FASTER pour débuter mon festival me faisant narrer le tout par des légendes. D’entrée de jeux, j’ai toujours adoré Dokken, mais cette fois-ci ça commencée assez « slow, glam, rock » et non pas « heavy metal » avec Kiss of Death, The Hunter et Don’t Close Your Eyes. Une chance que le gaz a embarqué avec Into the Fire, Breaking the Chains et Dream Warrior. Retournant en balade avec Alone Again j’ai décroché quelques peu et rejoins la pompe à bière question de s’hydrater. Par contre, ils ont tout de même finit en grande avec le classique In My Dreams. Don Dokken n’est vraiment plus en voix et ça brisait un peu le tout. J’ai tout de même pu l’apprécier considérant un warm-up pour la journée!

 

Retournant à la salle « Press / VIP » je pu participer à une conférence de presse de Behemoth. Wow, d’entré de jeux se faire remémorer qu’ils bâtissent leurs albums en thèmes et histoires, menant à une production qui se doit d’aboutir rapidement pour livrer aux fans. Pour Nergal, pas trop de manigances et calculs, on produit et on livre sans s’éterniser aux plus de fans possibles, le plus rapidement possible. Pas question de réaliser et de se produire sur une tournée de 2-3 ans, on produit en tournée et on livre rapidement en respect aux fans! Il a même lancé qu’une pièce serait à sa première présentation durant le show: God=Dog.

 

Sur ces paroles saintes, je retournai au « stage » HARDER afin de me rafraîchir d’une prestation de Vince Neil. Ok, ok, il a encore du fun à mort sur un stage et j’adore Mötley Crüe, mais ça faisait quand même show hommage un brin. Anyway, j’étais rassasié avec les bons vieux tubes Dr. Feelgood, Shout at the Devil, Looks that Kill, Girls Girls Girls et Wild Side, mais j’avais beaucoup plus d’attentes pour ce qui s’en venait!

 

Professionnels, costumes classes et cuir au look industriel presque « high standing », Oomph m’ont ouvert le crâne à coups de briques! Enchaînant les tubes allemands Gott Ist Ein Popstar, Kommst du et  Der Neue Gott, c’était une rafale de Neue Deutsche Härte, style que Oomph ont pris part au développement et influencé des groupes tel Rammstein. Que dire de ce métal d’envergure et ambitieux, prestation parfaite de Mein Schatz, Sandman, Kleinstadtboy et Labyrinth ne pouvait laisser personne de glace. En finale un chanteur charismatique qui finit ça au top avec Augen Auf tout en prenant le temps d’un « bodysurf » / bain de foule, épique! C’était ma « best » prestation du W:O:A à ce moment!

 

Mais enfin, le moment de la journée tant attendu se présenta: Behemoth! « Ho my god », le call de la mort en commençant par Ov Fire and the Void, la montée Demigod et l’appel Conquer All, Messe Noire, c’était dément, sans oublier la promesse God=Dog! Sérieux le plus gros « Circle Pit » que j’ai vu du festival, et tout en maintenant le rythme avec Wolves ov Siberia, Decade of Therion et Chant for Eschaton 2000. À nouveau mon classement des prestations du festival venait d’être chamboulé, Behemoth prenait la tête en mettant le clou au cercueil concluant avec O Father O Satan O Sun! Il me restait 2 shows majeurs pour la journée et j’étais déjà vidé…

 

J’avais faim et soif, la cheville gauche en feu et je n’avais même pas terminé le tiers de l’événement… Tentant de me réorganiser, je fis un court arrêt devant Hatebreed, estie que ça rentre! Juste à temps pour Destroy Everything, j’ai assisté pendant un court instant au soulignement qu’à rendu Jamey Jasta aux disparus de la scène : Ronnie James Dio, Dimebag Darrell, Vinnie Paul et Mike Davis. J’ai trouvé le tout bien, surtout de prendre le temps de le faire, souligner et se remémorer.

 

J’ai tellement regretté de m’être dépêché pour revenir profiter de Danzig. Je l’adore mais Glenn Danzig n’est plus capable de rien pousser. La prestation reste sans saveur malgré tous les efforts et on peine à reconnaître les pièces à travers tous ses efforts. Jouant Twist of Cain ma préféré, je n’en retirais même plus de plaisir, c’était triste. L’heure de raccrocher a sonné plusieurs fois et il serait temps de l’écouter… Nous sommes loin des prestations énergiques et euphorisantes de Misfits.

 

Blessé à la cheville gauche, je ne pus assister au show de Judas Priest. Pareil à lui-même, le groupe délivra une performance impeccable, calqué à celle du Hellfest 2018. Bien entendu la foule a pu assister à The Ripper, Turbo Lover, Pain Killer, Metal Gods et l’incontournable Breaking the Law! J’étais satisfais de cette première journée! Je me demandais par contre, comment j’allais survivre aux 2 autres… J’étais tout de même pompé à fond avec cette ouverture! Plus à suivre les bandits!