Déjà un bon mois ou deux que j’attends avec impatience et fébrilité ce spectacle de musique. En effet, mon groupe préféré A Wilhelm Scream, était de passage dans la métropole au côté de la tête d’affiche Pennywise. Aussi, Anti-Flag était présent, en remplacement de Teenage Bottlerocket et Punchline 13 ouvrait le tout. Bref, un line up de feu qui ne pouvait pas être manqué. Organisé par Evenko et Greenland Productions, le spectacle a eu lieu au Métropolis et la salle n’était pas sold out, toutefois elle était plutôt remplie, suffisamment pour être compacté dans le parterre.

Malheureusement, j’ai manqué le premier band, Punchline 13, parce que j’étais certaine que les portes ouvraient à 19h. À ma surprise, j’ai entendu une chanson et le set était fini. J’étais très déçue, car j’ai eu d’excellents commentaires sur ce groupe pop punk de Montréal. Le quintet vient tout juste de sortir leur premier album complet, Cut The Rope, en février dernier. En 2013, la formation avait sorti également un EP intitulé The Mirror.

La bonne nouvelle est que j’étais arrivée à temps pour le meilleur band du monde, A Wilhelm Scream. Désolé pour mon manque d’objectivité. La formation punk hardcore mélodique de New Bedford, au Massachusetts, était particulièrement en forme. Reconnaissant à souhait de la présence des gens, Nuno Pereira, l’a verbalisé à plusieurs reprises en nous remerciant en français. Ils ont fait sensiblement le même set que les dernières fois où je les ai vu en jouant, entre autres, I Wipe My Ass With Showbizz, The Horse, 5 To 9, Famous Friends And Fashion Drunks, The Last Laugh, Me Vs Morrissey, The King Is Dead et Boat Builders. J’ai très hâte d’avoir accès à d’autres chansons d’eux, quoi qu’il est possible que nous ayons besoin d’attendre patiemment, si on se fit au nombre d’années qui s’écoulent entre chaque disque. Jusqu’à maintenant, A Wilhelm Scream compte cinq CDs à leur actif, dont Partycrasher (2013), Career Suicide (2007), Ruiner (2005), Mute Print (2004) et Benefits of Thinking Out Loud (2002), un EP Selftitled et un EP 7″ en version vinyle, Diver.

Ensuite, Anti-Flag a pris d’assaut la scène du Métropolis en force avec Turncoat, un classique qu’on peut retrouver sur l’album The Terror State. Le groupe punk rock de Pittsburg, existant depuis déjà 26 ans, nous a joué plusieurs incontournables de leurs nombreux albums, dont Fuck Police Brutality, Die For Your Government, The Press Corpse, This Is The End (For You My Friend), One Trillion Dollars, Power To The Peaceful et Cities Burn. Encore une fois, ils ont descendu le drum pour jouer directement dans la foule lors de la dernière chanson. C’était magnifique, même si c’est récurrent, chaque fois je trouve que c’est un beau moment. La formation très engagée dans ses paroles laisse place à leur liberté d’expression en abordant des sujets chauds et controversés tels que la corruption, la brutalité policière, le fascisme, le racisme et la guerre. Ceci n’est qu’une minorité de thématiques dont ils dénoncent l’existence haut et fort. Depuis 1988 qu’ils font bien tout ce qu’ils font et ça se poursuit. Leur discographie est bien garnie, comptant cinq EPs et onze albums complets, laissant place à de nombreux chefs d’oeuvre. Parmi eux, on peut retrouver le tout récent American Spring (2015) qui sortira en mai prochain, The General Strike (2012), The Second Coming of Nothing EP (2010), Which Side Are You On? EP (2009), The People or The Gun (2009), The Bright Lights of America (2008), A Benefit For Victims of Violent Crime EP (2007), For Blood And Empire (2006), Live at Fireside Bowl EP (2003), The Terror State (2003), Mobilize (2002), Underground Network (2001), A New Kind of Army (1999), The System Doesn’t Work For You (1998), Die For The Government (1996) et Kill Kill Kill EP (1995).

Finalement, le groupe que tout le monde attendait sauf moi qui allait au spectacle davantage pour Anti-Flag et A Wilhelm Scream. Néanmoins, j’avais quand même hâte de voir Pennywise qui sont pas mal toujours excellents sur scène. Moi qui affectionnait particulièrement Zoli Teglas, le chanteur de Ignite qui avait pris la place de Jim Lindberg sur l’album All or Nothing (2012), j’allais devoir m’y faire avec son bref passage dans la formation. C’est quand même pas trop difficile étant donné le talent de Jim. On parle ici d’un groupe quand même légendaire. Effectivement, à mes trois ans, soit en 1988, la formation californienne a pris naissance, au même moment que Anti-Flag. Signé sur Epitaph Records, la majorité de leurs albums s’y retrouvent à l’exception de Reason To Believe (2008) et du EP Wildcard/A Word From The ‘Wise (1992). Sinon, le disque Live at The Key Club (2000) et tous les autres CDs complets ont été signés sur cette maison de disques. Ici, je parle de Yesterdays (2014), All or Nothing (2012), The Fuse (2005), From The Ashes (2003), Land of The Free? (2001), Straight Ahead (1999), Full Circle (1997), About Time (1995), Unknown Road (1993) et Pennywise (1991). Les vieux de la vieille ont, eux aussi, joué de nombreux classiques indémodables tels que Bro Hymn, Stand By Me, Alien, Fight Till You Die, Fuck Authority, Land of The Free et Society, entre autres. Le show était amusant et la foule s’en est donné à coeur joie dans le pit durant tout le set list.

https://punchline13.bandcamp.com/

https://www.facebook.com/awilhelmscream

http://www.anti-flag.com/?lang=fr

http://pennywisdom.com/}