C’est vendredi, le 6 mars 2015, que se produisait la deuxième journée de la seconde édition du P’tit Fest. Toujours à la salle Multi du Complexe Méduse, cet événement s’est étendu sur deux jours plutôt qu’un seul comme l’année dernière. Ce festival a comme but de regrouper quelques bands locaux en un événement. On se rappelle en avril dernier, on avait pu voir Bad Crow, Get The Shot, Still Insane, Carey, Hashed Out, A Tree At Last, Pain Relief et Retreat, entre autres. Jeudi soir passé, les groupes sur le spectacle étaient Cardinals Pride, Portland!, For All Seasons, We Throw Flowers et Boundaries. Alors que le lendemain, soit le vendredi, les formations présentes étaient Fullcount, The Hunters, Our Darkest Days, East End Radicals, The Carringtons et Hate It Too. On ne pourra pas dire qu’on a pas une belle scène locale. Tous des bands ayant du mérite et un talent incroyable. Un concept de prix réduit a été instauré pour les mineurs, de façon à tenter d’aller rejoindre possiblement plus de jeunes dans le cadre de l’événement. Étant donné que c’est une de nos seules salles restantes avec la formule All Ages, l’idée a été bien pensée.

La grande salle contenait plusieurs personnes, mais loin d’atteindre la capacité légale de la salle. En effet, selon mon calcul rapide, pas plus de cent personnes étaient présentes pour venir savourer notre talent local. Dommage, mais cent personnes, c’est mieux que 50. Un spectacle commençant presqu’à l’heure indiquée, soit aux alentours de 20h30 et avec un bon roulement entre les bands. Majoritairement, le son était bien, quoique plutôt fort, mais avec des bouchons ça faisait la job. Toutefois, pendant Our Darkest Days, le son de la basse était très prononcé, ce qui résonnait et me faisait moins apprécier le spectacle.

Le premier groupe à s’installer était Hate It Too de Québec. La formation de punk rapide et mélodique s’améliore chaque fois que je les vois. J’ai adoré leur set et je dois dire que je suis impressionnée par leur bassiste qui est solide et qui donne tout qu’un show. Il a de l’expérience derrière la cravate, il y a aucun doute là-dessus. Les chansons qui paraîtront sur leur nouveau record sont excellentes live. D’ailleurs, cet album devrait sortir au courant des prochains mois, car le recording est terminé. Rappelons qu’ils ont déjà un EP existant, soit It’s About Time, sorti en 2012. Peut-être que le nouveau disque fera parti des albums de l’année, qui sait? C’est ce que nous découvrirons prochainement. Ne les manquez pas à la cinquième édition du Pouzza Fest en mai prochain à Montréal aux côtés de plusieurs gros bands tels que No Trigger, Heartsounds, 88 Fingers Louie, etc.

Ensuite, The Carringtons, prenait place après Hate It Too. La formation pop-punk de Québec en était à leur troisième show à Québec. Ils ont quand même fait leur premier show à Envol et Macadam l’année dernière, ce qui n’est pas rien comme commencement; méchante belle « plug ». Anciennement, deux membres étaient dans Summercheers, dont le chanteur et le guitariste. The Carringtons est dans la même lignée musicale que Summercheers, une musique « catchy », rapide et dans un style californien. Les gars, qui ne chôment pas du tout, ont déjà un album à leur actif, malgré leur formation assez récente. Il s’intitule Deep Underground et il est paru en septembre 2014.

Au tour des East End Radicals de nous en mettre plein la gueule avec leur musique. Le groupe montréalais, que je n’ai pas vu souvent, m’a cette fois, totalement séduite et impressionnée. Déjà que j’avais écouté leur nouvel album quelques fois récemment, depuis sa sortie, j’ai très hâte de voir les nouvelles chansons live. Néanmoins, je ne pensais pas être sans mot à ce point lors de leur prestation. La formation de punk rock mélangé à du celtique est juste parfaite. C’est comme si Rancid rencontrait Dropkick Murphys pis qu’ils se faisaient un projet commun. Bref, un méchant beau résultat. Ils ont joué plusieurs chansons sur leur nouvel opus Zero Hour, sorti en début d’année 2015. Une sorte de disque où tu as envie de faire des gang vocals durant tout le set. Ils ont aussi d’autres flèches à leur arc, tel qu’un 7″ EP du nom de Generation Checkout (2015), un album complet intitulé Carry On (2012) et un EP s’appelant Straight Out The Gate (2011). Bref, un solide band sur Stomp Records à découvrir si ce n’est pas déjà fait pour vous.

Par la suite, les excellents Our Darkest Days de Québec. Comme j’ai mentionné au début, à l’exception du son de la basse qui « clashait » et qui résonnait désagréablement dans mes oreilles durant le début du set, leur prestation était superbe. Les gars qui viennent tout récemment de sortir un split, Length Doesn’t Matter (2014), avec les chums de Set It Back de Montréal, ont également sorti un vidéoclip sur la chanson Time As Come retrouvée sur le split ainsi que sur le EP demo sur Bandcamp. La vidéo peut être écoutée sur Youtube à l’adresse suivante: https://www.youtube.com/watch?v=-e7t4lH2KKE. Bref, une formation québécoise avec beaucoup de potentiel qui sonne comme Ignite faisant d’ailleurs partie de leurs influences. Pas étonnant vu le nom de leur groupe.

Les p’tits gars de The Hunters, qui continuent de vieillir sauf dans ma tête finalement, sont embarqués sur le stage après Our Darkest Days. Le groupe fait de moins en moins de spectacle vu leur autre projet incluant les mêmes membres, Caravane. Contente d’avoir pu revoir les chasseurs sous ce projet. Ils ont fait un set bien plaisant et je crois que je ne m’habituerai jamais au vocal exceptionnel de Dominic Pelletier. Son vocal sortant de l’ordinaire, une voix profonde, unique et remarquable. Un bijou pour le band. Ça enlève rien aux autres musiciens qui forment aussi l’essentiel du groupe, par contre la voix de Doum ajoute quelque chose de plus solide encore. Ils ont joué essentiellement des chansons de leurs derniers disques, soit Promises (2012) et Art Electric (2014). De très bons choix musicaux considérant d’avance qu’ils ne font plus du tout les vieux albums en spectacle, sinon j’exprimerais ma déception à ce niveau.

Finalement, mes dieux personnels locaux du punk rock, Fullcount. J’ai l’air de licher le band, mais sincèrement ce n’est pas une question d’amitié ici, mais de talent pur et dur. Avant même de connaître chacun des membres se trouvant au sein du groupe, j’affectionnais déjà intensément leurs chansons. À mon grand plaisir, ils ont fait Famous Friends and Fashion Drunks de A Wilhelm Scream, un groupe de haut niveau dans leurs influences musicales. Pas étonnant qu’ils soient en mesure d’effectuer des pièces d’eux avec leur « tightness » en la matière. La formation de Québec a encore une fois fait un solide spectacle en nous jouant plusieurs chansons de leur premier album Concessions And Compromises (2014). Fullcount, un groupe à surveiller de très près.

Au final, c’était une belle soirée qui regroupait plusieurs talents de Québec et environs. Tous les groupes seront présent lors du Pouzza Fest, à l’exception de The Hunters. Ma soirée de vendredi s’est poursuivie, pour ma part, avec d’autres bands locaux au Scanner, dont Hashed Out (Montréal), Le Kraken (Montréal) et Cyanide Eyes (Québec).

 

http://hateittoo.bandcamp.com/

http://the-carringtons.bandcamp.com/

http://eastendradicals.bandcamp.com/

http://ourdarkestdays.bandcamp.com/

http://thehunters.bandcamp.com/

http://fullcountpunkrock.bandcamp.com/}