Le 1er décembre 2014: une date dont plusieurs se souviendront. Hier, à l’Impérial de Québec, tout un événement avait lieu. Plusieurs gens étaient fébriles depuis des jours à l’idée d’assister à cette soirée. Je ne faisais pas exception à la règle. Dans une salle bondée de monde et même sold-out si je ne m’abuse, qu’avait lieu le lancement de l’album Hang de Lagwagon en sol québécois. Pour ouvrir la soirée, Swingin’ Utters, un band légendaire ainsi que This Legend, réchauffaient la salle pour la cerise sur le sundae de la fin. Un autre show magnifique d’une belle brochette de bands californiens signé Get A Room.

 

Comme je l’ai mentionné plus haut, le premier band à commencer cette belle soirée est les excellents This Legend. Tout droit sorti de la magnifique ville de Los Angeles en Californie, le quartet pop-punk est formé de deux ex-membres de Yellowcard, soit Longineu Parsons et Ben Harper, ainsi que de Steven Neufeld (ex-membre de Craig’s Brother) et de Chris Castillo. Le groupe nouvellement crée en début d’année a sorti leur premier album It’s In The Streets au début novembre. Si vous ne l’avez pas acheté au spectacle hier, vous pouvez streamer l’album sur ce site: http://www.redbull.com/us/en/music/stories/1331689438333/this-legend-album-premiere-it-s-in-the-streets. J’avais écouté le streaming du disque avant de me présenter au show donc, j’avais une petite idée de ce qui m’attendait, mais pas à ce point-là. J’ai été totalement séduite par eux. Un pop-punk comme je l’aime comprenant quatre musiciens plein de talents. Le drummer LP m’a impressionné. N’écoutant pas de Yellowcard dans ma vie, je ne l’avais jamais vu à l’oeuvre. Hier, il a captivé mon regard une bonne partie du set. Rien d’impressionnant musicalement; ils ne réinventent pas la roue non plus, mais tout de même une formation très intéressante qui gagnera à être connue selon moi. Par la suite, les légendes Swingin’ Utters ont pris place sur la scène. Le groupe punk rock de Californie n’est pas né d’hier. En effet, vingt-sept années plus tôt, soit en 1987, le groupe a débuté leur longue histoire musicale jusqu’à leur arrêt en 2003. Sept ans plus tard, ils ont décidé de se reformer pour poursuivre leur beau travail et pondre un petit nouveau récemment. En effet, la formation a fait naître un nouvel album du nom de Fistful of Hollow (2014) en novembre dernier. Ce disque s’ajoute à leur nombreux déjà existants dont, Poorly Formed (2013), Here, Under Protest (2011), Dead Flowers, Bottles, Bluegrass and Bones (2003), Swingin’ Utters (2000), Five Lessons Learned (1998), A Juvenile Product of The Working Class (1996) et The Streets of San Francisco (1995). À tout cela s’ajoute également plusieurs EPs, albums live, compilations, singles, splits et certaines de leurs chansons ont fait leur apparition dans des jeux vidéos ainsi que des films. Bref, un band qui a exploré plusieurs avenues possibles pour faire entendre leurs créations punk rock. L’album qui les aurait projeté à une plus grande échelle serait The Streets of San Francisco, qui a été reconnu comme un chef-d’oeuvre dans le « street-punk ». Cela les a problablement aidé, par la suite, a être approché par le label de Fat Wreck Chords pour ensuite y être signé en 1996. Bref, une très courte histoire pour un groupe qui a presque trente ans d’existence. Hier, au spectacle, la foule qui connaît moins le groupe a forcément pu reconnaître certains classiques de leur adolescence soit, entre autres, Five Lessons Learned, Fifteenth And T et Jackie Jab. Étant pas très bonne dans l’association des chansons avec leurs titres, je vais m’en tenir à ces trois-là que je suis certaine. Malgré le fait que la formation existe depuis des années, c’était définitivement dans une ambiance tranquille qu’ils ont aligné plusieurs des chansons de leur set, avec une foule réceptive, mais surtout dans l’attente de la tête d’affiche Lagwagon. Parlons EN-FIN Lagwagon. Juste avant de parler de la prestation, je vais faire un bref historique de la formation de punk rapide active depuis 1989. Avec les années, ils ont su se démarquer avec leurs albums pour se tailler une place de choix dans la scène punk et même devenir parmi les groupe les plus influents au monde. Leur nouvel album, Hang, extrêmement attendu par les fans de la formation depuis presque dix années, s’est enfin montré le nez en novembre dernier. Ça a fait l’effet d’une bombe sur la planète; tout le monde en parlait. Hang est tout de même différent des plus récents albums, avec des tonalités plus lourdes, dans un style plus rock mélodique avec certains riffs plus lourds. Malgré tout, il se fait énormément apprécier par la population en générale. Mission accomplie pour Lagwagon qui n’avait rien sorti depuis Resolve en 2005. Six autres albums complets font partis du tableau de chefs-d’oeuvre du groupe, tous étant en bonne partie des disques ayant influencé notre jeunesse, soit Blaze (2003), Let’s Talk About Feelings (1998), Double Plaidinum (1997), Hoss (1995), Trashed (1994) et Duh (1992) qui les a engagé sur le label de Fat Wreck Chords. Pour ce qui est du spectacle d’hier, en toute franchise, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Bien sûre que je savais que le show allait être bon, pour ça, j’avais aucun doute là-dessus. Ma crainte pour moi c’était le set. J’avais peur que trop de chansons du nouvel album soit incluses dedans, pas qu’il est mauvais, mais que je suis juste en train de commencer à apprécier leur son un peu différent depuis mes minimums quinze écoutes. Finalement, après les avoir compté (oui oui, je les ai vraiment compté jusqu’à ce que je perde le pari que j’avais fait avec un ami sur le nombre de chansons de Hang jouées), ils ont joué six chansons minimum. Malgré tout, le côté « live » de ces nouvelles pièces ne m’a pas laissé indifférente. En réalité, j’ai tout de même apprécié. Bref, les membres étaient en pleine forme et ils ont donné un spectacle à la hauteur des attentes de leurs fans, je crois, du moins, à la hauteur des miennes. Une seule déception, les *!#?& clôtures, aka comment enlever l’ambiance plaisante d’un show. Sinon c’était juste du beau. Ça bougeait à l’Impérial pis ça chantait fort, un show comme on les aime.

 

http://thislegend.com/

http://swinginutters.com/

http://lagwagon.com/} else {