C’est toujours dans une salle remplie à presque pleine capacité que le Grand Rire Comédie Club a eu lieu cette semaine. Gab Roy, de CKOI 102.1 et de WKND Radio 91.9, a encore une fois introduit l’événement en présentant l’animateur Mathieu Cyr. Une autre excellente soirée prévue avec des humoristes de la relève spectaculaires dont Sylvain Granger, Pascal Cameron, Max Leblanc, Nicolas Gignac, JC Surette et Mehdi Bousaidan.

Mathieu Cyr a entamé la soirée en se disant festif. Il a abordé quelques anecdotes cocasses en lien avec sa grande célébrité. Il a ensuite parlé des annonces télévisées de ventes d’objets inutiles tel qu’un bain avec une porte. Pour finir son introduction, à la demande de plusieurs depuis quelques semaines, Mathieu a sorti sa marionnette Joe le chameau. Le « faux » ventriloque nous a bien fait rire lors de son numéro avec Joe. De très bons gags en sont sortis.

Place au premier invité. Sylvain Granger, qui a fini l’École nationale de l’humour en 2008, a participé à la finale d’En route vers mon premier gala JPR de la même année. Toutefois, son humour est très différent de ce qu’on a pu voir de lui dans le passé. Il fait maintenant de l’imitation d’humoristes en racontant une histoire. Il a imité Mathieu Cyr, Jean-François Mercier, Peter MacLeod, Louis-José Houde, Daniel Lemire, Martin Matte, Réjean De Terrebone, Mike Ward, Les Denis Drolet et Jean-Marc Parent. En plus de faire les voix presqu’à la perfection pour certains, il a monté son numéro en utilisant le style d’humour propre à chacun ainsi que leurs mimiques physiques. Sylvain a mentionné à la base ne faire pas grand chose de drôle, mais l’améliorer avec les personnages, ce que je n’ai pas trouvé totalement faux. En effet, je n’ai pas énormément ris, toutefois j’ai été très impressionnée par la justesse de ses imitations. Un beau côté de Sylvain que je ne connaissais pas. La foule a été lente à réagir, par contre vers la fin, elle était plus réceptive.

Par la suite, au tour de Pascal Cameron qui anime des soirées d’humour au Rideau Rouge à Québec. L’humoriste qui m’était inconnu jusqu’à maintenant avait une belle aisance sur scène. Il a abordé plusieurs éléments en lien avec la ville de Montréal, comme l’environnement et les appartements dispendieux. Il a ensuite orienté son texte vers la pauvreté, l’homophobie et le racisme. Un texte avec d’excellents gags. Une belle découverte pour ma part.

C’est alors que Max Leblanc s’est présenté sur la scène. Lui qui anime des soirées d’humour à Sherbrooke, s’est approprié le stage dès le départ avec ses petits mouvements de bassins sur de la musique pour danser. Son énergie est débordante et son humour expressive est parfois crue, mais surtout remplie de folie. L’homme, qui n’a pas peur du ridicule, a touché à plusieurs sujets dont l’histoire d’une vieille femme qui saute en parachute, sa fille, sa femme idéale et la langue française. Il a terminé en nous faisant ses plus belles imitations d’animaux et un punch inattendu qui en a fait rire plus d’un.

Au retour de l’entracte de quinze minutes, une belle surprise nous attendait. En effet, Pépé et sa guitare a été invité à la dernière minute pour nous chanter quelques chansons avec son bon ami Mathieu Cyr. Armé de son ukulélé, Pépé nous a chanté une chanson pour nous faire voyager à Hawaï. Ensuite, à l’aide de son ami Mathieu ayant récolté cinq mots spontanément auprès de la foule, ils ont fait une improvisation musicale en utilisant les mots recueillis sur l’air de la Lamba. Ces mots étaient caramel, mariage, vagin, amour et herpès. Un mélange qui allait nous assurer une chanson assez spéciale merci et de quoi de plutôt comique. Défi réussi. Probablement trop tard pour l’annoncer, mais d’ailleurs Mathieu et Pépé faisaient un spectacle ce soir au Centre d’Art La Chapelle, un numéro de 45 minutes en chansons et 45 minutes en humour. Quelque chose qui promet.

Par la suite, Nicolas Gignac, un jeune homme de Québec aux multiples talents est arrivé sur scène avec sa guitare. Selon lui, le côté musical l’aide à gagner des points auprès de la gente féminine. Nicolas a utilisé une femme de la foule pour faire son numéro de magie. Après un simple baiser, deux cartes se sont trouvées à être échangées dans leur bouche respective. Aussi, avec une chanson souvenir de Bryan Adams, le langage non-verbal et un peu de magie, il a pu nous épater à trouver la carte sélectionnée par la jeune femme. Impressionnant! La foule semble avoir été ébahie par son talent au même titre que moi.

L’avant-dernier humoriste à exécuter son numéro était JC Surette. L’acadien, qui ne veut pas qu’on l’identifie comme un anglophone en raison de son accent, a diplômé à l’École nationale de l’humour en 2011 et a participé à la dernière édition d’En route vers mon premier gala JPR. Jean-Christophe, de son prénom, a discuté de la caféine et de Gaétan Barrette le ministre de la santé et des services sociaux. Il a aussi fait une comparaison loufoque entre la vie réelle et les jeux vidéos, pour terminer avec une question existentielle telle que: doit-on snoozer son cadran ce matin ou pas? Son numéro était divertissant.

Finalement, la bête de scène, la future star en humour, Mehdi Bousaidan. Le jeune homme qui anime des soirées d’humour à Montréal et que j’ai connu à la dernière édition d’En route vers mon premier gala JPR a retenu mon attention. Son humour solide et ses blagues qui vont dans des directions imprévisibles m’ont rentré dedans comme une tonne de brique. Hier, il ne m’a pas déçu. Il a continué d’honorer le titre qu’il possédait déjà dans mon classement personnel. Son texte a exploré des sujets comme les amis avec qui on consomme VS les chums de brosse, le port du condom, Joël Legendre et les emplois. Un numéro rafraîchissant avec un humour naturel et désarmant qui m’a fait me tordre à plusieurs reprises.

Ne manquez pas le Grand Rire Comédie Club de la semaine prochaine avec Sam Breton, Les Pic-Bois, Derrick Frenette, Nadine Massie, Manu Ste-Croix, David Beaucage et Martin Vachon.

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