Ce  mercredi soir, à Québec, c'est sur des airs de BLUES que le Parc de la Francophonie a débuté sa soirée et qu'il a vu le soleil se coucher. Tant du côté de la température que du point de vu musical, une belle soirée magique nous a été servi sur un plateau d'argent.

 Débutant à 19 heures, le blues personnel et envoûtant de SHANE MURPHY a attiré quelques amateurs déjà conquis devant la scène tandis que d'autres curieux sont restés paisiblement sur le gazon. Balançant la tête et les épaules, les centaines de mélomanes s'entendront pour dire que c'était un bon moment à savourer offert par cet artiste bien connu des amateurs de blues montréalais. Depuis 15 ans, ce bluesman de racine Irlandaise ainsi que son énorme talent se promènent de salle en salle et de scène en scène, Participant annuellement à plusieurs festivals à travers l'Amérique du Nord, c'est avec un honneur évident qu'il a accepté l'invitation de Québec pour être de la programmation de notre célèbre festival d'été. Il s'est créé une belle dynamique entre le public, les trois musiciens et le chanteur. Pour la dernière chanson, SHANE MURPHY, visiblement ravit d'avoir passé cette heure avec nous, demande à tous les festivaliers présents de se lever, histoire d'apprécier encore plus ce dernier instant.

 SCRAPOMATIC et ses musiciens monte sur scène au environ de 20h10, enchaînant des pièces inspirés par leur passion de la musique noir américaine. Mike Mattison, que l'on retrouve comme chanteur dans le Derek Trucks Band en plus de faire parti de TEDESHI TRUCKS BAND, nous fait bien comprendre que le blues, c'est d'abord et avant tout, une question de ''feeling''. Avec son collègue Paul Olsen, c'est un délicieux mélange de  blues moderne, de soul et de jazz que SRAPOMATIC nous a fait découvrir.

 21h30…Accords fluides de guitare à la '' Clapton'' et un vocal chaud et puissant à la ''Janis Joplin'',  TEDESCHI TRUCKS BAND est à la base, une fusion entre deux artistes déjà très établis en carrière solo. C'est avec la voix solide de la chanteuse Suzan Tedeschi et la fascinante habileté à ''slicer'' de Derek Trucks que nous nous sommes facilement laissé emporter par le bleus soul de ces artistes unit dans la vie depuis 2001, et associés musicalement depuis 2010. Une pla

ce très importante est laissée à la liberté de création de ces 9 musiciens, permettant entre autre au claviériste de s'en donner à cœur joie. Trompette, saxophone et trombone sont également du rendez-vous, ce qui donne encore plus de profondeur à cette musique rafraîchissante nous venant des États-Unis. Leur album '' Revelator'' paru l'an dernier et lauréat de l'album blues de l'année aux derniers Grammys, est certainement un bel outil à se procurer afin de revivre cette belle ambiance si vous l'avez manqué.

 Changeons de style. Sur les écrans de la scène des Plaines d'Abraham, un décompte apparaît en fond d'écran: 2 minutes, 19 secondes. Provenant de l'immense foule, une voix féminine hurle à s'en perforer les poumons. Ça continue…1 minute, 28 secondes. L'atmosphère devient de plus en plus électrique. Moins de 30 secondes…le rythme accélère. On sent l'adrénaline monter. 5…4…3…2…1 !!! RIGHT…IN…RIGHT…IN…écrit en rouge sur les écrans géants. Les stroboscopes prennent le contrôle à travers ces incalculables confettis qui prennent soudainement possession du ciel. La foule entière a les bras qui suivent le tempo saccadé en direction de la scène et d'une machine: SKRILLEX.

 Une musique électro fait trembler le sol sous nos pieds, entrant par ceux-ci et faisant vibrer notre corps en entier. Seul décor: un genre d'avion de guerre métallique avec des yeux-antennes, visible sur scène avant même le 22h30 fatidique du début de la représentation de SKRILLEX.  C'est lorsque les ciseaux élévateurs servant de pattes à son vaisseau s'étirant au maximum que l'on peut enfin voir celui-ci du haut de sa plate forme de travail. Impossible de dire combien de caméraman amateur se trouvait sur les Plaines d'Abraham ce soir tellement la lueur des cellulaires tournés vers la scène était visible. La technologie permet de conserver à porté de mains des moments que l'on vivre et revivre. Bien entendu, ce n'est pas tout le monde qui aime ce genre de musique. Certains se sentiront agressé par le style électro, d'autres, au contraire, vibreront passionnément sur ces rythmes.

Si vous aimez vous retrouver sur les planchers de danse, nul doute que vous avez aimé. Sinon, la programmation du Festival d'été vous aura proposé d'autres alternatives.

Crédit photo: Marc-Antoine Jean 2011

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