Bonjour à vous tous, mes chers trippeux de musique.
J’espère que vous êtes en forme.
Vous êtes certainement comme moi, et plusieurs autres aussi, tannés de l’hiver interminable qui peine à se terminer. La tempête de verglas des derniers jours est la goutte qui a fait déborder le vase. Une chance qu’Evenko et District 7 nous ont apporté une bonne grosse dose de chaleur et de festivité en ville pour nous faire oublier cette lacune. En effet, c’est avec leur musique endiablée que Papa Roach, Nothing More et Escape The Fate, sont venu mettre du baume sur notre humeur grisonnante causée par cette mauvaise température. Est-ce que cette ‘’thérapie’’ fut une réussite ? Faisons ensemble un survol de cette belle soirée du 17 avril 2018 qui avait lieu au Grand Théâtre de Québec.

Premièrement, je vais tout de suite parler du choix de la salle. Il faut dire d’entrée de jeu que le choix de salle a fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux, et même que certaines personnes, selon leurs dires, ont décidé de ne pas assister au spectacle. Quand j’ai su que ce spectacle aurait lieu au grand théâtre de Québec, là où il y a habituellement des spectacles d’humours et des comédies musicales, je ne vous cacherai pas que j’ai lâché quelques ‘’What the fuck’’ en me disant ‘’mais, mais, mais, le parterre est remplis de chaises’’. Tout comme les gens sur les réseaux sociaux, j’avais pas mal de misère à m’imaginer un show de Papa Roach, avec un parterre remplis de sièges assignés. Mais bon, pour ma part, et pour plusieurs autres, ce n’est pas ça qui nous a arrêté et beaucoup de gens ce sont présentés. Le spectacle a même faillit être ‘’sold-out’’. Ben câline, je suis agréablement surpris du résultat. Le son était très bon, voir excellent, après quelques ajustements fait après le set d’Escape The Fate, qui ont ouvert le bal. Malgré l’espace restreint due aux rangées de sièges, la foule a su être active et participative. Par contre, oubliez tout de suite l’idée des moshpits et des wall of deaths, (quoi que ça aurait été vraiment drôle de voir ça dans le grand théâtre). Plus sérieusement, ce choix de salle me faisait très peur, mais au final je suis agréablement surpris, même que ça ne me  dérangerait aucunement d’y retourner un de ces quatre pour un autre show du genre.

Escape The Fate : La première fois que j’ai vu ce band, que je suis depuis plusieurs années soit dit en passant, ça remonte au Uproar festival de Montréal en 2011. Donc, je ne vous cacherai pas que j’avais très hâte de les revoir sur scène. C’est en force que le groupe a ouvert le bal avec ‘’Do You Love Me’’ tiré de leur plus récent album, suivi de ‘’Gorgeous Nightmare’’. Tout de suite en partant, j’ai remarqué que le son était ‘’so-so’’ lors de leur prestation. Le Vocal était sur la coche, là dessus, rien à redire, mais c’est plutôt au niveau du son des instruments que ça m’a titiller l’oreille un peu. Mes doutes se sont confirmés lorsqu’ils ont joué ‘’This War Is Our’’, une de mes chanson préférée du groupe. Le petit solo de guitare rapide du début de la chanson, qui me fait toujours lever le poil sur les bras, et bien je ne l’ai fuck-all entendu parce que  le son des instruments était soit trop fort, ou soit mal calibré avec les autres, donc malheureusement, le solo s’est fait engloutir par le son des autres instruments. Ce fut le cas pour beaucoup d’autres passages aussi, à mon plus grand désappointement. De plus, je ne sais pas si c’est moi, mais j’ai remarqué qu’il semblait planner un certain ‘’malaise’’, appelons le comme ça, au sein du groupe. Il n’y avait aucune chimie entre les membres. Les gars étaient là pour accomplir leur mission, soit nous présenter leur set d’environs 7 chansons, nous en mettre plein la gueule et puis rapidement partir. Mis à part Craig Mabbitt qui allait souvent voir son collègue au lead guitar, aucune autre interaction n’a été faite avec, ni entre les autres membres du groupe. Est-ce seulement une impression personnelle ? Je ne le sais pas mais ça m’a marqué et dieu sait que la prestation aurait été encore meilleure si la chimie aurait habité le band au grand complet. Malgré ces quelques lacunes, le band a su bien réchauffer la salle et ont présenté un très bon set. Une très belle façon de débuter la soirée en grand.

Setlist :
– Do You Love Me
– Gorgeous Nightmare
– Remember Every Scar
– Broken Heart
– I Am Human
– This War Is Ours (The Guilotine II)
– One for the Money

Nothing More : Je vais commencer cette partie de la critique avec un seul mot… ‘’WOW’’. J’avais déjà vu Nothing More en première partie de Disturbed il y a 2 ans environs, donc je savais à quoi m’attendre, jamais je n’aurait imaginé être autant abasourdi par cette prestation. J’ai littéralement mangé une claque en pleine poire! La troupe du Texas s’est amenée sur scène avec ‘’Christ Copyright’’ et ce avec une énergie contagieuse dès le départ, ce qui mettait rapidement le feu aux poudres. Le son était déjà beaucoup mieux que lors d’Escape the Fate, ce qui était plus que positif pour aller chercher chaque sonorité et chaque partie des chansons interprétés par le band. Tous les musiciens étaient en feu, mais il faut se l’avouer, le chanteur et leader du groupe Johny Hawkins, l’homme au torse nu abordant un ‘’6-pack’’ découpé au couteau, est le centre d’attraction principal du band. Il court partout, se jette par terre, se couche, s’accroupit, grimpe tout partout sur les différents éléments du décor, on dirait un enfant hyperactif qui n’a pas pris sa médicamentation, mais ON AIME ÇA COMME ÇA. De plus, Hawkins ne se démarque pas seulement qu’au niveau de sa prestance sur scène, mais aussi au niveau de sa capacité vocale incroyable. Il peut sans aucune difficulté apparente, passer d’un ton plus grave à un son plus aigu que jamais. En matière de variation de tonalité de voix, il est haut dans mon classement personnel. Le groupe y est allé avec des titres comme ‘’Do You Really Want It, Go to War, Jenny, This Is The Time, etc’’. Après ‘’This Is The Time’’, ceux qui ne connaissaient pas le band ont du tomber sur le c** en voyant Johny se catapulter dans les airs à l’aide d’un genre de ‘’drum scorpion rétractable’’, pour nous interpréter un cover assez unique de la chanson ‘’First of the Year Equinox’’ de Skryllex. Je voudrais essayer de trouver les bons mots pour vous décrire cette ‘’attraction’’, mais c’est impossible à décrire correctement. Il faut tout simplement le voir pour le croire et mieux l’apprécier. Ce fut l’un des moments fort de leur prestation et la foule semblait abasourdie par ce qu’ils venaient de voir.
Pour conclure leur set, le band y est allé d’une vieille pièce ‘’Salem, Burn The Witch’’ durant laquelle nous avons eu droit a toute une chorégraphie de percussion. C’est là-dessus que le groupe à fait ses adieux à la foule. Je me répète encore mais quelle claque, quelle prestation de FOU. Tout était là, une prestation musicale sur la coche mais surtout, SURTOUT, une prestance sur scène remarquable qui ne nous laissait aucune minute de répit.

Setlist :
– Christ Copyright
– Do You Really Want It?
– Don’t Stop
– Go to War
– Fadein/Fadeout
– Jenny
– Ocean Floor
– This IS The Time (Ballast)
– Firt of the Year (Equinox)
– Salem(Burn the Witch)

Papa Roach : Aussitôt que Nothing More ont quitté la scène, un énorme rideau à l’effigie du dernier album du band Papa Roach, est tombé du plafond, cachant ainsi la scène lors du montage de celle-ci. Bon okay… caché c’est vite dit car il était presque transparent…haha !
La foule, qui était presque à 100% à sa place, j’ai pu remarquer que la moyenne d’âge pour cette soirée était ma foi, beaucoup plus vieille que je ne l’aurais pensé. Il y avait beaucoup de gens dans la 40e, 50voir même la 60e, ce qui m’a agréablement surpris. Je crois fortement que le dernier album y est pour quelque chose, mais de toute manière, je trouve ça cool que le groupe attire une vaste moyenne d’âge.
À 21:00 tapant, les lumières se sont fermées et la troupe principale a fait son entrée en force avec ‘’Crooked Teeth’’. La foule était déjà en délire et débordait d’énergie et ce même si ça ne faisait que trente secondes que le band était sur scène. Tantôt je disais que le protagoniste de ‘’Nothing More’’ était une bête de scène, et bien on se retrouve ici avec la même constatation. Jacoby, le chanteur de Papa Roach, est lui aussi une grosse boule d’énergie qui ne fait qu’alimenter la foule qui ne demande qu’à prendre chaque once d’énergie reçue, mais qui est malheureusement restreinte côté mouvement à cause des sièges au parterre. Si ce n’aurait pas été de ces sièges là, je crois fortement que le parterre aurait été déchaîné à un bon niveau. Le band y est allé avec beaucoup de chansons du dernier album, mais nous avons aussi eu droit à de gros hits du band et même de très vieux morceaux pour les plus nostalgiques d’entre nous. L’énergie contagieuse de Jacoby n’a pas diminuée d’une miette, tout au long de leur 1h30 de prestation, même qu’au contraire on dirait qu’elle augmentait au fur et à mesure que la soirée avançait.
Durant ‘’Face Everything and Rise’’, Jacoby y est-allé avec sa traditionnelle ballade dans la foule, et ce au plus grand plaisir des fans. Plus tard, Il a aussi dit que les foules canadiennes/françaises, sont toujours au top et qu’on dépasse largement les autres villes anglophones. Est-ce qu’on s’est fait bullshiter? Est-ce que c’était juste des paroles en l’air pour nous amadouer ? On n’en sait rien, mais on aime y croire et c’est ce qui rend ces paroles toujours appréciées par les fans présents et elles ont aussi pour but de monter encore d’un cran la réceptivité de la foule. Il y a eu quelques moments forts comme le cover ‘’Song 2’’, la prestation de ‘’Last Resort’’ mais, ce qui m’a le fait le plus sourire, est le moment où durant  ‘’Forever’’ où Jacoby a rapidement changé les paroles, pour se retrouver a interpréter une partie de la chanson ‘’In The End’’ de Linkin Park. La transition était parfaite on aurait même pu croire que ces deux chansons étaient faites pour être liées ensemble. Par la suite, Jacoby y est allé d’un petit discours en louangeant Chester Bennington, tout en ayant une pensée pour lui. À voir les différentes réactions autour de moi, et la mienne du même fait, ce fut certainement un des gros moments forts de la soirée, surtout pour ceux qui connaissent bien Linkin Park et Chester du même fait. C’est après un très bon set de 21 chansons que le band a fait ses adieux à la foule de Québec.

Setlist :
– Crooked Teeth
– …To Be Loved
– Getting Away With Murder
– Still Swingin’
– Face Everything and Rise
– Snakes
– Kick in the Teeth
– Gravity
– Periscope
– My Medication
– Help
– Broken Home
– American Dreams
– Song 2 (Blur Cover)
– Between Angels and Insects
– Forever
– Falling Apart
– Born For Greatness
-> rappel <-
– Scars
– Non of the Above
– Last Resort

Quelle soirée ! Ce fût selon moi une réussite sur toute la ligne. Malgré le fait que la foule n’avait pas beaucoup de place pour bouger et se faire entendre par différents moshpits ou wall of death ou tout autre coutumes des shows de ce genre, elle était très réceptive et démontrait quand même son enthousiasme à différents moments dans la soirée.

Même après une carrière de 25 ans, Papa Roach est toujours sur la grosse coche, et je crois que ce sera le cas pour un bon bout encore.

N’oublions pas de remercier Evenko et District 7 de nous avoir apporté ce spectacle qui restera surement gravé dans les souvenirs du Grand Théâtre de Québec, qui n’est pas habitué de recevoir ce genre de spectacle… Qui sait, ils auront peut-être pogné la piqûre!

Sur ce, je vous souhaite une excellente journée et on se dit à une prochaine fois.

Rock On !

Christopher Drouin.