En ce mercredi soir du 25 septembre, les fervents de la musique endiablée avaient tous rendez-vous au même endroit, soit à l’Impérial de Québec sur la rue St-Joseph.

Ce qu’il y a d’admirable de la part de l’organisateur de cette soirée, Karl-Emmanuel Picard de District 7 Production, c’est qu’il a voulu donner une chance aux bands locaux de se faire connaître avant que les grosses pointures américaines embarquent sur scène. À 19h00 tapant, avec un espace de scène très réduit, le groupe thrash métal de Québec, Meet the Mailman a commencé la soirée.

Leur prestation était bonne même si elle n’a duré que 20 minutes. Nous pouvons dire que c’est un groupe émergeant avec un avenir prometteur. Le second groupe de death métal, provenant de la Vieille Capitale même, était Karmatik. Ce jeune groupe de 2009 a donné un très bon show d’une demi-heure en puisant dans leur seul album Humani-T. Avec un son qui faisait trembler les colonnes de l’Imperial, ça promettait pour la suite de la soirée.

Le groupe Phosphorus, le troisième band local à nous en mettre plein les oreilles avec un son démentiel, a offert au public une solide performance d’une vingtaine de minutes en nous présentant leur dernier opus sorti au mois de juin : Assassinat. La salle se remplissant de plus en plus, nous avons eu droit au premier mosh pit de la soirée.

Ce qui a fait le bonheur du chanteur Pierre-Luc Blanchet qui est descendu de la scène pour aller s’amuser un peu avec le public. Après une vingtaine de minutes de test de son, le groupe thrash américain Prong embarque à leur tour. Ils ont donné une solide performance en nous présentant leur neuvième album, sorti à la fin avril, «Ruining Lives». Le son était remarquablement bon. Puisqu’il avait un peu plus d’espace sur scène, le groupe composé de trois membres a su très bien tirer son épingle du jeu pendant une cinquantaine de minutes.

Set-list de Prong : 1-For Dear Life / 2-Unconditional / 3-Ruining Lives / 4-Beg To Differ / 5-Cutrate / 6-Rude / 7-Turnover / 8-Device / 9-Snap. Tant attendu, le groupe vedette du New-Jersey fait enfin son apparition sous les projecteurs verts et les lampes stroboscopiques avec de la fumée qui rampe sur le sol.

La tournée d’Overkill s’est arrêtée à Québec pour nous présenter son dernier album sorti à la mi-juillet : White Devil Armory. Comme à leur habitude, les membres du groupe sont très énergiques sur scène et ils se donnent à fond. Le leader, Bobby Ellsworth, interagit beaucoup avec son public et il montre très bien qu’il aime venir faire son tour à Québec. Même si au début de la prestation la voix de Bobby était presque inaudible, la situation s’est réglée assez rapidement. Les courts solos de guitare étaient déchaînés et furent du bonbon pour les oreilles des fans. Des rythmes rapides et énergiques, c’est ça l’expérience Overkill. Personnellement, ça fait six spectacles depuis 2008 que je vois de ce groupe de thrash métal et je ne m’en lasse pas.

Le groupe a présenté surtout des pièces tirées de leurs trois derniers albums, et comme à leur habitude, il a livré une solide performance de 90 minutes aux fans.

Texte: Carl Bouchard} else {