Vous savez, lorsque l’on va voir un groupe de musique donner une prestation en plein air c’est toujours une expérience incroyable, pouvoir profiter d’un spectacle extérieur et partager un moment avec plusieurs amateurs de musique qui trippent de la même manière sur un band est incroyable.
Mais il reste toujours ces questions qui me reviennent sans cesse. À quoi ressemblerait leur prestation dans un amphithéâtre? Est-ce que le son serait vraiment meilleur? Seront-ils aussi bons devant moins de fans, etc. J’ai enfin eu réponse à mes questions en ce qui a trait à Megadeth.

Megadeth

Quoi de mieux pour finir une tournée nord-américaine qui avait débuté ici même à Québec que de la commencer en force avec Hangar 18, The Treat Is Real de leur nouvel album Dystopia et Wake Up Dead. De plus, pour le plus grand bonheur des fans, la tournée intégrait beaucoup de visuels afin de rendre les amateurs heureux.
Ce que j’ai adoré par-dessus tout : le nouveau guitariste Kiko qui a joué l’intégralité des solos qu’il n’avait pas lui-même composés, comme si c’était l’original qu’on écoutait. Ça donne une expérience incroyable aux fans mordus de Megadeth.
Petit bémol par rapport aux solos, le son de Dave Mustaine était vraiment, mais vraiment difficile à entendre et n’avait aucune définition. Triste pour un show qui était incroyable.
Un point positif sur Dave Mustaine mis à part le fait qu’il joue de la guitare comme une machine tout en étant capable de chanter (même si à la fin de la soirée ça devenait ardu pour lui, ce qui est un peu normal après 2 heures de show) le fait qu’il met beaucoup d’émotions dans ses textes afin de les rendre vivants et qu’il donne beaucoup de vie à ses paroles quand il chante.  Et en parlant de voix, le jeu d’harmonie que les trois *frontman*nous ont livré m’a levé le poil des bras tellement c’était parfait.
Un petit point négatif, mais cette fois-ci par rapport à la foule. Je l’ai trouvé, excusez-moi, mais plate à mort en milieu de spectacle. Elle ne réagissait aucunement pendant le solo de basse et avait l’air endormi jusqu’à tant que Sweating Bullets recommence.
Pour terminer la soirée, nous avons eu droit à un *À Tout Le Monde*, que la foule a chanté avec frénésie, Symphony Of Destruction, Peace Sells et Holy Wars…The Punishment Due. Une soirée presque parfaite pour tous les fans de Megadeth sur place

Set List :

Hangar 18
Treat Is Real
Wake Up Dead
In My Darkest Hour
Post American World
Dawn Patrol
Poison Was The Cure
Poisonous Shadows
She Wolf
Sweating Bullets
Trust
Fatal Illusion
A Tout Le Monde
Dystopia
Symphony Of Destruction
Peace Sells
Holy Wars…The Punishment Due

Havok

J’ai adoré le fait qu’un band qui fait l’ouverture d’un show aille une intro avant d’arriver sur scène, ça donne une belle première impression. Prestation solide de ce band du Colorado qui nous a livré leur show comme une première partie doit le faire.
Les membres du groupe manquaient parfois de présence pour la foule, car le guitariste jouait souvent pour le plancher, mais sinon, tout était parfait.

Children Of Boddom

Pour un band qui joue depuis des années à l’international, j’ai été vraiment déçu. Aucun visuel en arrière-plan mis à part un COBHC sur l’écran qui a été la tout le long de leur spectacle. Le claviériste bien qu’il met laissé bouche bée lorsqu’il jouait, avait plus l’air d’attendre son tour sur scène que d’avoir du fun à y être. Il était difficile d’entendre le vocal et ça manquait beaucoup de définition au niveau du son du band en général.

Pour ce qui est du talent, ce sont des musiciens hors pair. Comme je l’ai dit plus haut, le claviériste m’a laissé bouche bée, ça avait l’air vraiment trop facile pour lui, les solos mélodiques qu’il faisait avec le chanteur me donnaient l’envie d’en écouter pendant des heures tellement qu’ils étaient parfaits et en rythme.
En fin de prestation, le bassiste nous a raconté ses débuts lorsqu’il a commencé à apprendre la guitare à 12 ans sur du Megadeth avec Holy Wars et Tornado of Souls et que jusqu’à maintenant il avait joué déjà trente spectacles avec la formation californienne et en était bien heureux. Pour donner un plus à son histoire, il l’a raconté en français pour que la foule puisse comprendre parfaitement et l’applaudir.

Merci d’avoir pris le temps de me lire pour cette chronique et au plaisir de vous réécrire.

P.-S. J’aimerais dire un gros merci à Mario Provencher qui m’a donné ma chance de pouvoir écrire pour UltimRadio. Il fait un travail incroyable et je tenais à le souligner.

Cordialement

Gabriel Drolet-Pollock

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