Hier, le 21 février 2017, la journée ne fût pas marquée que par le beau temps, mais aussi par la venue de certains monstres en sol québécois. Je parle bien sûr de la visite du band Lordi, qui si je ne me trompe pas, en était à sa première visite à Québec. Pour l’occasion, Bookakee & Squidmilk, deux bands locaux, ont eut la chance d’ouvrir le bal. Est-ce que cette soirée fût une réussite ? Voyons voir ensemble les grandes lignes de cette soirée.

Squidmilk : Voilà un groupe bien original que nous avons eu la chance de voir hier en ouverture de cette soirée. Squidmilk, qui est originaire de Québec, est un band de Death Metal. Les musiciens sont tous arrivés en scaphandre d’astronautes, pleins de sang et déchirés. On pouvait tout de suite constater la brutalité qui allait découdre des pièces jouées par Squidmilk, du moins du côté musical car pour ce qui est des paroles (qui sont zéro compréhensibles, si vous avez réussis à entendre correctement quelques paroles, donnez vous une petite tape dans le dos), c’était du grand n’importe quoi. Entre chaque morceau, le chanteur du band nous faisait un petit résumé de la chanson qui allait suivre.  En passant d’une chanson qui parle de ver solitaire qui a été injecté par inséminations dans une vache, ou bien par une nouvelle religion qui dit que Jésus était laitier, ou bien tout simplement par la montée au pouvoir des primates sur le monde, vous pouviez voir par vous-même que c’était du grand n’importe quoi. Malgré cet humour grandement présent au sein du band, et de son vocal qui est assez brutal, comme on n’est pas habitué de l’entendre, la musique en tant que telle était somme toute assez bonne. Nous nous surprenions même souvent à hocher la tête. Malgré quelques efforts de la part du chanteur pour faire lever la foule, celle-ci a restée assez tranquille et peu expressive de cette prestation.

Bookakee : Je parlais d’originalité pour le précédant band Squidmilk, et biens vous n’avez encore rien vu car Bookakee relève cette originalité d’un autre cran. Bookakee est un band qui s’auto qualifie du style suivant ‘’Progressive Theatrical Melodic Brutal Gore Death Metal’’. Un nom de style assez long mais qui prend tout son sens dès que vous les voyez pour la première fois sur scène. Cette fois-ci, nous avions encore un côté musical assez brutal, mais beaucoup plus mélodique et rythmé que son prédécesseur. Bookakee mise beaucoup sur son côté théâtral  et la mise en scène, qui est surtout orienté sur l’horreur, le gore et le sexe (bonjour la petite influence du groupe Gwar). Dès la première chanson, on a pu voir le chanteur s’arracher la peau du visage, laissant entrevoir un visage dégarnie et saignant à souhait. Encore là, ce n’est que le début car on a aussi assisté à plusieurs autre moment dérangeants et gores à souhaits, tel que  l’avortement sur scène à l’aide d’un couteau, à Donkey Kong qui se fait littéralement découper la poitrine à l’aire d’une scie à chaine et qui en même temps nous projetait du faux sang en pleine gueule, et aussi à une religieuse qui se fait carrément couper le dessus de la tête, laissant entrevoir son cerveau et du sang plein son visage. Comme vous le voyez, Bookakee ne fait pas les choses qu’à moitié côté mise en scène. Pour ce qui est du côté musical, comme je le disais au début, le vocal est somme tout assez brutal, avec des growl et même des pig squeals, mais encore là c’était presque impossible de décerner les réelles paroles des chansons, mais soyons francs, dans ce genre de musique, ce n’est pas vraiment les paroles qui comptes, mais bien le côté mélodique et rythmé des instruments, le vocal n’est là que pour redonné une bonne dose de brutalité et réveillée les plus endormis d’entre nous.  Avec tout ce côté théâtral, même ceux qui n’apprécient pas ce style musical pourront y trouver leur compte et finir par apprécier le résultat final et c’est ce qui fait la beauté de Bookakee. Un heureux mélange qui ne laisse personne indifférent. J’appuie mes propos aussi du fait que la foule c’est beaucoup plus activée lors de cette prestation, ce qui m’a un peu rassuré car je commençais à craindre une foule froide et amorphe pour le reste de la soirée. Vous aimeriez en savoir plus sur le band et son côté théâtral ? Suivez Ultimradio car prochainement, nous allons mettre en ligne une entrevue que nous avons réalisée avec le band hier soir. Ne manquez pas ça !!

Lordi : Bon, pour cette partie de la critique, je dois vous avouer que mon côté journaliste sera un peu mis de côté pour laisser plus de place au fan fini de Lordi que je suis. Soyez sans crainte, si il y a  eu des points négatifs, je n’hésiterai pas à vous en faire part. Ça faisait plus de 10 ans que j’attendais ce moment avec impatience.  Je crois que depuis leur victoire à l’Eurovision en 2006, le groupe n’était jamais venue en sol québécois (désolé si je fais erreur) alors leur venue était attendue comme le messie par plusieurs. Au départ, quand j’ai vu que la salle choisie pour ce spectacle était la minime salle du Cercle, j’étais un peu perplexe car je m’attendais à une bonne foule, mais au final le choix était le bon car il n’y avait pas une énorme foule. J’estime la quantité de fans  à ±150 environs. Certes, la scène était très petite pour accueillir nos célèbres monstres géants finlandais, mais par chance, ils ont tous réussis à faire leur place sur scène pour notre plus grand plaisir. Le spectacle de a débuté en force avec  ‘’Let’s Go Slaughter He-Man’’, pièce présente sur leur dernier album ‘’Monstereophonic’’. Dès le départ, on a pu constater que le son était bien calibré, quoi que le vocal aurait pu être augmenté un peu, la basse elle aurait pu être diminuée un brin et le clavier augmenté lui aussi, mais rendu là c’est mon sens critique qui reprend le dessus car ce n’était pas alarmant. On pouvait facilement tout entendre sans trop perdre certaines sonorités. Du haut de leur grand souliers, les musiciens dans leurs grands costumes étaient somme tout assez impressionnants et imposants. De plus, il faisait super chaud alors je n’ose pas imaginer comment il devait faire chaud dans ces costumes. ‘’Babez for Breakfast’’ et ‘’The Riff’’ ont par la suite suivis, avant d’avoir droit à un solo de basse, qui était assez rigolo avec une légère mise en scène. Chaque personnage a eu droit à son petit solo qui avaient tous un certain charme et chacun avait sa petite ‘’histoire’’. Côté mise en scène, on a eu droit à une autre religieuse qui essayait de brûler Mr.Lordi avec un crucifix bénis. On a aussi eu droit à une ‘’roadie’’ qui essuyait le plancher qui a reçus un coup de chaise en plein sur la tête, on aurait crue voir un match de lutte. Malgré ces petites mises en scène, le groupe a beaucoup plus axé sa prestation du côté musical que du côté théâtral, ce qui était la meilleure chose à faire car le band est réputé pour ses mélodie et ses paroles accrocheuses, donc la foule chantait sans cesse à tue tête en cœur avec Mr.Lordi, donnant donc souvent de très beaux moments. La foule a été relativement très calme tout au long de la soirée. Mise à part chanter, sauter ou bien lever les bras, il n’y a pas eu grand-chose d’autre comme des circles pits, des mushpits ou bien des wall of death, ce qui m’a surpris car normalement la foule de Québec est reconnue pour être assez active. Les moments forts de cette soirée ont sans doutes été lors des morceaux ‘’Blood Red Sandman’’,’’Hard Rock Hallelujah’’ et ‘’Devil Is a Loser’’.  Ce fût une prestation à la hauteur de mes attentes, et même plus.

Setlist :
– Let’s Go Slaughter He-Man
– Babez for Breakfast
– The Riff
– Solo de Basse
– Bite It Like a Bulldog
– Icon of Dominance
– Solo de Drum
– Hug You Hardcore
– It Snows in Hell
– The Children of The Night
– Solo de Clavier
– Down With the Devil
– Blood Red Sandman
– Hard Rock Hallelujah
– Devil Is a Loser
-> Rappel <-
– Who’s Your Daddy
– Would You Love a Monsterman

En conclusion, le fan de Lordi en moi sort de cette soirée plus que combler. Les 2 premières parties se ressemblaient au niveau du style musical, mais celui-ci était bien loin de ressembler à celui de Lordi. Est-ce que le choix des bands invités à été mis en place par rapports aux costumes ? J’en sais rien mais pour la thématique musicale de la soirée, je trouve que ça ne fittait pas trop. Malgré tout, ça nous a permis de découvrir l’humour de Squidmilk, et les prouesses théâtrales de Bookakee et ce même si on n’aime pas ce style habituellement. Du côté de Lordi, sans être parfaite et sans failles, leur prestation était plus qu’excellente et pas juste selon mon opinion, mais aussi selon celle des autres fans présents dans la salle. Gageons que cette soirée marquera beaucoup d’esprits, et que le bouche à oreille fera son travail naturel et ainsi, à la prochaine venue du band au Québec, la foule aura peut-être doublée d’ici là … Espérons le haut et fort.

Sur ce, je vous souhaite une excellente journée.

Rock On !

Christopher Drouin

P.S : Comme je vous aime bien, voici quelques vidéos que j’ai pris lors de cette soirée. Je tenais à les partager avec vous  !!