Heavy Mtl 2013 Jour 1

C’est dans une mini-fourgonnette, dûment baptisé « Boîte à caresses » pour la virée, que vos 2 aventuriers de « UltimRadio », Vince et Gagnon, on mit le cap à destination du Heavy Mtl 2013.  Fiers représentants, ils n’ont pas lésiné afin de couvrir 10 prestations et une entrevue en ce 10 août 2013.  Lunettes de soleil, Heineken et rhum and coke à la main, ils ont attaqué cette journée endiablée de plein fouet!  Satan soit loué, la journée fut diablement ensoleillée, poussiéreuse et pleines de nouvelles rencontres métalleuses, et ce en sus des shows inoubliables et des oreilles sillant de satisfaction.

Cette fin de semaine débilitante s’est amorcée par une trouvaille : Death Lullaby! Vote des juges du concours « En route vers le Heavy Mtl 2013 », ils ont offert toute qu’une présence sur la scène « Galaxie »!  Effectivement, sortant à peine de notre état catatonique matinal, ce jeune band de Montréal nous a carrément mis sur la track, nous sortant de notre mutisme, allant même se qualifier au rang de « groupe d’avenir ».  En effet, une prestation de cette qualité, démontrant de jeunes talents au summum de leur énergie et de leur motivation, ne pouvait que laisser présager un festival de haut calibre.  J’avais déjà hâte de les avoir en entrevue plus tard cet après-midi là.

Que diriez-vous d’appuyer sur l’accélérateur à fond et de vous taper une valeur sûre comme Hellyeah dès les préliminaires d’un festival métal?  Et bien, 14h00 tapant, Vinnie Paul Abbott sautait sur le stage pour foutre le feu à la foule! Tous et toutes répondaient à merveille aux exigences de l’ancien drummer de Pantera…

Halestorm, avec son envoûtante chanteuse, fit par la suite le bonheur de la gente masculine!  Toujours aussi efficace, la prestation d’Halestorm fut une satisfaction immensément plus grande que la distance parcourue pour venir se déchaîner sur la scène montréalaise.

Sex, Drugs and Rock’n’Roll, fidèles à eux-mêmes, Steel Panther a su toujours aussi efficacement éveiller la foule en après-midi. Oscillant sur le Glam Metal aussi appelé Metal Skool, challengeant qui d’entre Vince Neil ou bien de Bret Michaels avaient le plus de sex appeal. Ils ont encore prouvé à la vieille garde que l’esprit des années 80 était toujours bel et bien vivant!

Par contre, le moment tant attendu de cette journée a été la superbe prestation de Black Label Society!  Malgré quelques problèmes techniques et de son, ce band de rockers explosifs et plein d’énergie a pris d’assaut la scène avec une prestance digne des plus grands!  Bien entendu, c’est un Zakk Wylde armé de solos de guitare qui a capté toute l’attention.  Fait inusité, il a pris le temps de connecter avec la foule, échangeant avec elle avant d’attaquer une nouvelle pièce au plus grand bonheur des fans!  Il a d’ailleurs remercié le regroupement BLS Quebec Chapter sur FB dès le lendemain.

Notre ami Mario nous avait demandé de couvrir « At the Gates », mais c’est plutôt Jason Newsted, ancien basiste de Métalica et de Voivod, qui nous a fait retraîner nos bottines à la scène Galaxie.  Newsted, un album projet solo derrière la cravate, a carrément volé le show, montrant à tous ce qu’avait l’air un vrai pro!  Passant de Whiplash de Metallica à son propre matériel.  Prestation méritant un booking sur de grande scènes ou du moins détrônant des bands comme « Sick of it All » ou bien « At the Gates » dsl Mario… Quel coup de génie que Mustain l’ait personnellement retenu pour faire partie de la tournée Gigantour 2013! 

Le seul a avoir respecté les consignes fut Gagnon, notre photographe.  Il voulait entendre live « At the Gates » avec son Death Metal d’une rythmique soutenue ce qu’il n’aurait jamais cru possible parce que le groupe s’est dissout de 1996 à 2008 et ne fait que de rares prestations.  Il dit avoir manqué péter son Kodak d’enthousiasme tellement le spectacle fut satisfaisant.  Ce fut un très bon retour à Montréal pour « At the Gates ».

Ensuite, après m’être enfilé un excellent burger au porc effiloché BBQ de la zone média, un délice by the way, c’est avec un immense plaisir que je me suis dirigé vers une de mes idoles de jeunesse pour voir finalement pour la première fois de ma vie : Danzig… Wow!  Malgré un départ plutôt lent, des problèmes de son avec sa voix (en raison de la façon dont il tient son micro), l’atmosphère s’est rapidement réchauffée lorsqu’ils ont attaqué leurs bons vieux hits : Mother, How the gods kill et Twist of Cain.  J’étais des plus heureux jusqu’à ce que Doyle et Rob Zombie se mettent de la partie et viennent tout gâcher…

Plat de résistance, c’est avec les larmes aux yeux, que moi et les gars nous sommes pointés au plus près de la prestation d’un des plus grands, Dave Mustain!  Attaquant la foule avec trust suivi de Skin of my Teeth, c’est du Megadeth au tempo légèrement plus bas ainsi qu’aux mélodies sous-décalées auxquels nous nous sommes heurtés.  Mais surprise, c’est un résultat mature et recherché qui en est ressorti!  Effectivement, nous avons été témoins d’une prestation musicale parfaite avec des enchaînements sans accros et un groupe au plus haut de sa forme!  Sûrs et fiers d’eux, c’est aux dépens des autres têtes d’affiches que Mustain a affirmé sa domination.  Un point était clair, il n’était peut-être pas le dernier à jouer, mais rien d’autre ne serait entendu tant et aussi longtemps qu’il n’aurait pas décidé qu’il avait terminé leur prestation…  Au final, c’est à lumière tamisée que Mustain s’est adressé à la foule, prenant le temps de connecter et de remercier son public d’une façon aussi proche ou intime qu’une famille).

Last show du jour 1, c’est sur les épaules d’Avenged Sevenfold que la finale de la soirée reposait.  Et bien, peut-être pari réussi d’Envenko d’attirer une clientèle plus jeune à l’événement, mais qui a fait fuir le reste de la crowd payante seulement après quelques pièces…  Commentaire généralisé : « Comment peut-on tasser une légende vivante (voir ici Mustain) pour un groupe trash soporifique »?  Il va sans dire qu’Avenged Sevenfold n’est vraiment pas à la hauteur de leur discographie lorsqu’ils sont sur la scène. 

Malgré tout, c’est sourire aux lèvres que nous sommes partis triper sur le site, enregistrer une vidéo bidon au concours « Mes 15 secondes de gloire » et finalement nous taper la shuttle du festival pour aller en ville arroser la nuit de cette première journée!

Texte: Vincent Couturier