HEAVY MTL 2014 JOUR 1

6 heure du matin, les yeux bouchés, ouf j’ai encore 1 heure à profiter de la pénombre avant d’aller charger mon bagage; Phil, Claudelle et Judy… Ouin, monter au Heavy Mtl c’est toujours excitant mais on ne sait jamais comment ça va tourner avec 3 sacs à viandes en plus… Phil tel un soldat n’a pas dérogé aux saines habitudes instaurées des années auparavant dans ses cours de projections astrales des forces constabulaires canadiennes, il était pile à l’heure! Par contre, seuls les jappements du colosse de Claudelle firent échos à mes tentatives de la réveiller. « Too bad » au deuxième « pit » on avait déjà un homme en moins. Quel réconfort par contre d’arriver chez une Judy toute emmitoufler dans sa couverture préférée, prête pour l’aventure! On était fin prêt pour 2h30 de « vincemobile » avec du beat dans le prélart.

À peine arrivé, le staff déroulait le tapis rouge pour couvrir chacun de nos pas (on est servi en « TAH%$#@ » cette année au Heavy Mtl) que l’on fut rejoins par une dure réalité, cette journée serait marquée de chaleur et sueur des guerriers éprouvés… Une chance que le bal s’ouvrait avec Monster Truck « WOW! ». Crinière au soleil, lunette, tite « beer » les barbus ont la cote! C’est avec un « Everybody have a good time already!!! », sans cesse un soucis de ce band qui met régulièrement le public à l’avant-scène, « ha » la table était mise!

Cette année, moi et Phil on se l’est tapé « Happy Daisy ». On commençait ça en force par un band qui active les passions, la controverse, la bisbille, bref du nouveau! Effectivement, Baby Metal faisait parti des bands sur notre liste. À priori, j’approchais de la scène sourire en coin. Pourtant la foule se mobilisait déjà 30 minutes à l’avance, mimant déjà le « Foxy  sign ». « Ayoye! » déjà une grosse « crowd » de fans! Je fus des plus surpris de voir une foule si active, scandant le nom du groupe sous la direction de Suzuka. Une chose certaine, les « scream » ainsi que la 4e pièce étaient « lips-sign » mais malgré tout l’ensemble était efficace. Outre quelques doigts d’honneur de certaines personnes de l’audience, je crois que les fans inconditionnels ont été servis. Ils ont interprété Gimme Choko, seule pièce que je crois reconnaître, à sa juste valeur. Par contre, moi et Phil, après quelques interminables minutes, sentions déjà le désir pressant de s’évacuer de cette scène! Je crois que le pari tien la route pour Baby Metal et ses fans!

Le bal s’est finalement vraiment enflammé avec Overkill! Comme en 2012, un rythme endiablé, Bobby Blitz aux commandes, un pit passant d’une dizaine de personne à une cinquantaine en quelques pièces, c’est dans les blessures et le sang qu’on a écrasé l’accélérateur pour l’édition 2014. Effectivement, c’est par les paroles angéliques « This no time to be a pussy! » que Bobby a donné le pas!

C’est traînant un Phil septique que je me suis dirigé pour voir Apocalyptica. J’ai tellement cru qu’il allait être confondu, voyant Eicca le violoncelle dans les airs, invitant finalement sans cesse s’assoupir, jouant soporifiquement. J’en ai baillé et Phil beaucoup rie. On était dû pour quelques bières.

Ni une, ni deux, c’est Phil qui a prit le « lead » et nous sommes retournés à la scène Apocalypse afin de se purifier de « metalcore/deathcore » avec ma découverte de la journée, Whitechapel. Phil Bozeman « call » l’Épiphanie tel un démon tout en restant harmonieux, entraînant la foule de fidèles au passage. On était de retour dans le « mood »!

Continuant notre marche de santé, c’est le sourire aux lèvres que nous a accroché Nekrogoblikon! Ce band solide nous a présenté du « death metal » mélodique sur un ton simple, absurde et humoristique. Ça changeait du soleil de plomb qui martelait nos crânes depuis maintenant 6 heures.

Enfin nous arrivions aux plats de résistance! C’est sûr un : « Everybody feeling good? We have a party tonight! » que Joey Belladonna et Anthrax fixaient la barre! Carrément en forme, c’était du Anthrax à son meilleur! Quand on revient aux « Big Four » il faut abaisser la tête en signe de respect! Chapeau, ma soirée était déjà comblée et j’attendais avec impatience Metallica et le concept « request by the name » afin de savoir si mes entrailles allaient décorer le sol poussiéreux du Parc Jean-Drapeau en ce 9 août 2014.

Bon, je vous avise immédiatement, je ne suis pas fan de Metallica, mais je laisse toujours la chance au coureur. Ce soir, j’ai pu retrouver 3 camps d’admirateurs de Metallica, les surexcités, les déçus et oui les « pas là ». J’ai été extrêmement déçu du show. Je m’explique, la performance du band était superbe et exacte, tel un « Jukebox ». Pas de blabla, explications, flafla, ou quelconque valeur ajoutée. Je voulais du spectacle, des anecdotes, du fantastique, et on m’a joué un cd… Bien sûr c’était de la performance « tight » mais sans plus. Je ne veux pas en mettre plus qui faut, pour les surexcités, ils auraient pu faire n’importe quoi et ça aurait passé et pour les « pas là » et bien à cette heure après une journée au soleil avec de la bière, ils auraient confondu James Hetfield avec un gars de ménage de la zone VIP.

C’est sur cette note amère que moi et Phil avons entrepris le chemin du pèlerin d’1h30 nous séparant du métro et d’un retour au loft à Mathieu sous la garde rapprochée de Judy. Une chance que cette dernière avait des ressources, ainsi le tout s’est exécuté dans la joie et la bonne humeur! Ne restait qu’à être pieux et prier pour que le jour 2 ravive notre flamme!

Texte: Vincent Couturier

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