HEAVY MONTREAL 2018 : RETOUR OLD SCHOOL

 

Oulala on y a été fort pour un retour du Heavy Mtl 2018 en replongeant la foule fétiche dans ses sneakers de fin 90 début 2000. Depuis mon aventure du 70k of metal, et sachant que je m’envolerai demain pour Hambourg et le W:O:A, je me demandais bien comment le Heavy Mtl 2018 pourrait bien me faire perdre la tête. Laissez-moi vous narrer l’histoire du petit Yogi Vince affrontant des moissonneuses batteuses à mains nues. Tout d’abord la route pour les portes du Parc Jean-Drapeau furent jonchées d’embuches telles un lendemain de veille carabiné (merci Françis) et une automobile possédée. Malgré tout, je pus enfin atteindre les berges montréalaises aux alentours de 13h45. J’étais très embêté d’avoir manqué mon rendez-vous d’entrevue avec les pirates de Alestorm. Je dû donc me résigner à quelques boissons maltées pour profiter du soleil et du « circle pit« pendant The Black Dahlia Murder, remontant même jusqu’à entourer les concessions et bars. WTF, ça débutait, le premier sang était versé et la terre tremblait déjà.

 

Ravigoté, et avec le goût d’une lame de métal froid en bouche, je baissais mon cache-œil me dirigeant vers la scène de l’« Apocalypse« pour la prestation de Alestorm. Déjà 10 min avant le début du show un pérot se faisait déchiqueter étant lancé de tous bords, tous côtés, et une poupée gonflable masculine dénommé « Carl« parcourrait déjà la foule. En quelques minutes, dès les premières notes de Keelhauled, suivi de Alestorm, Mexico et The Sunk`n Norwegian la foule est devenue complètement dingue. Suivi de Nancy the Tavern Wench, même durant le 70k tons of Metal, je n’avais pas vu une si grande foule s’assoir par terre et ramer à l’unisson. Merde un rowing de presque 50 pieds! Le tout s’est poursuivi avec Rumpelkombo et Hangover (Taio Cruz cover). Il ne faut pas non plus oublier un « Wall of Death« double!!! On a pu terminer le tout en beauté avec Drink et Fucked with an Anchor, les berceuses classiques par excellence!

 

C’est en retournant à la tente média, déjà bien amoché, que ma vaine légendaire frappa encore! Alestorm était finalement prêt à me rencontrer pour une entrevue. C’est donc légèrement saoul, tentant de faire débuter l’enregistrement sans succès, que je sorti papier, crayon et un sourire béat sur les fauteuils de la tente média pour cette rencontre mythique. À travers les bribes de notre conversation, ils m’ont entre autre confié que ce qu’ils aimaient le plus durant ces tournés était d’avoir une foule réactive qui bouge beaucoup comme celles de Montréal et Québec. Pour ce qui est de ramer, leur plus grande crainte reste toujours que les barrières de langues n’amènent des difficultés de compréhension et que le rowing soit un « FLOP« , ce qui fut déjà le cas. Sans cela, ils ont pris un peu de recul quant aux années folles où certains membres disparaissaient dans la foule et où un danger de blessures compromettrait le reste d’une tournée. Pour ce qui est du duck, le cœur de Christopher Bowes arrête de battre à chaque fois qu’un gars de sécurité s’approche de la créature de 300$ avec un couteau pour y mettre fin. Selon lui une absurdité et incompréhension la plus complète du staff qu’il n’ait jamais vu. C’est ensuite avec une discussion animé avec ces écossais tournant autour du scotch, Glenfarclas 25 ans pour Bowes et Laphroaig 10 ans pour Máté Bodor, qu’ils se sont remémorés leurs souvenirs de la ville de Québec où ils joueront à nouveau le 23 septembre 2018. Espérons que cette fois-ci encore ils abuseront encore de la carte de crédit du booking des flights au Nelligan’s Pub Irlandais (qu’ils croient se rappeler) comme la dernière fois…

 

Je me suis ensuite dirigé vers la scène « Heavy« me demandant si le vieillard allait être malade comme à Toronto ou encore si la prestation allait être soporifique comme celles des 10 dernières années. Et bien sachez que pépé Marilyn Manson m’a permis l’espace de cette soirée de reconnecter avec la vibe et transe de cette époque. C’est clair que quand t’entend Angel With the Scabbed Wings, Irresponsible Hate Anthem et Disposable Teens chantées avec conviction et présence, ça donne des frissons! C’est passant par plusieurs succès : This is the New Shit, Mobscene, The Dope Show et Kill for Me, qu’un Manson aux airs épuisés s’est confiés quelques secondes emphasant que les blessures et maladies ne sont pas toutes physiques. Sérieusement, le bon moment se terminant avec Antichrist Superstar et The Beautiful People m’a réconcilié avec l’artiste l’instant de cette soirée.

 

C’est à la course et complètement trempé que je suis allé chercher un imper et que j’ai tenté de revenir pour la prestation d’Emperor, show du festival selon Fred et Math! Bon son et quand même clair pour du black, la pluie a ajouté une ambiance macabre! Absent depuis plus de 19 ans, le band semblait en forme et heureux de nous gâter comme en 1997 avec les pièces d’Anthem to the Welkin at Dusk. Terminant avec Inno a Satana, il s’agissait d’une prestation sans faille pour Fred Gagnon.

 

J’ai pu ensuite finir la soirée devant une de mes idoles, Rob Zombie! Prestation parfaite, retour sur ses mégas tubes, quelques plaisanteries avec Marilyn Manson, tout y était pour un show de la mort! Je ne suis pas habituellement un genre de fan fini qui connait tous les titres et paroles, mais cette fois si j’étais très à l’aise. Pour moi, Superbeast, Living Dead Girl, More Human Than Human et Thunder Kiss’65 sont des hits directs de mon enfance dont tous se souviennent! Rien ne pouvait entacher une soirée ainsi! Chapeau Heavy Mtl 2018!

Texte: Vincent Couturier