En cette deuxième semaine du Grand Rire Comédie Club, six humoristes étaient invités sur la scène de l’Impérial à venir faire un de leurs meilleurs numéros. La salle était beaucoup moins remplie que la semaine dernière lors de la première. En effet, seulement les deux premiers paliers du théâtre étaient remplis, même qu’il y avait encore de l’espace. Toutefois, le petit nombre de présences n’enlève rien à l’événement qui demeure tout de même excellent et les rires ont été autant au rendez-vous que la semaine dernière. Cette semaine, les invités comiques étaient Julien Lacroix, Mikaël Dallaire, François Tousignant, Josiane Aubuchon, Sébastien Haché et François Boulianne. Toujours à l’animation, Mathieu Cyr était au rendez-vous, comme il le sera durant toute la durée du Grand Rire Comédie Club.

Mathieu Cyr est monté sur la scène armé de sa bonne humeur et de son sourire contagieux. Après avoir introduit le festival, il a abordé plusieurs sujets tels que la St-Valentin, 50 shades of Grey, le magasinage, les restaurants-déjeuner, les photos-radar et il a fini ça, fidèle à son habitude, avec sa guitare. Il nous a chanté une composition à la parisienne dans un langage plutôt incompréhensible à certains moments. Une excellente introduction comprenant de nombreux gags solides.

Le premier invité présenté par Mathieu Cyr était Julien Lacroix. Cet humoriste en serait à son premier Grand Rire Comédie Club. Le jeune homme à l’allure très attachante, anime également une soirée humoristique les mardis où il reçoit des humoristes qui présentent des numéros de rodages dans la ville de Longueuil. Julien, qui était pour ma part inconnu jusqu’à mercredi passé, m’a fait sourire à plus d’une reprise. Son humour était très divertissante et rafraîchissante. Ses anecdotes, ses jeux de mots et la finesse de certaines blagues imprévisibles font de lui une personne rusée au niveau de l’écriture.

Ensuite, Mikaël Dallaire a fait son entrée. Le jeune humoriste muni d’une cravate sur son t-shirt est un des finissants de la cuvée 2012 à l’École nationale de l’humour.  Suite à sa graduation, il a participé à plusieurs émissions dont entre autres En route vers mon premier gala (2013-2014) et plusieurs spectacles dont le Grand Rire Comédie Club (2013-2014). Bref, ses apparitions dans de nombreux événements et spectacles font de lui un humoriste de la relève qu’on finit par reconnaître tranquillement. Mikaël raconte surtout des anecdotes. Son numéro portait davantage sur une histoire qui l’amenait à finir ça dans un motel une étoile. Personnellement, ce n’est pas la performance que j’ai préférée de Mikaël pour l’avoir vu dans le passé. Son texte, quoi que divertissant, ne m’a pas rejoint et manquait de « punch ».

Le troisième humoriste à prendre possession de la scène était François Tousignant. Le repentignois oeuvrant davantage dans le stand-up est nouvellement sorti de l’École nationale de l’humour en 2013 et il a participé à En route vers mon premier gala lors de la dernière édition. Dès son entrée, il nous a bien fait rire avec son physique grand et mince lorsqu’il nous a adressé la parole en faisant mention que « oui oui, je fais du cross-fit! ». Dès le départ, il m’a conquise. S’en est suivi des blagues sur son partage de solidarité avec un balai jusqu’à son amour pour l’odeur se dégageant des trappes d’air pour la sécheuse à l’extérieur. François serait prêt à aller jusqu’où pour rester en contact avec cette odeur le plus souvent possible? Demandez-lui.

Avant le quinze minutes alloués pour l’entracte, Mathieu Cyr demande aux spectateurs des idées de mots pour qu’il revienne avec une chanson bâtie à l’aide de ceux-ci.  Ce qui est sorti est : cravate, exécrable, phallus, culotte et finir le tout avec Labeaume. Un mélange de mots qui risque de faire une composition forte intéressante.

Au retour, Mathieu s’exécute donc avec sa chanson quelques minutes après son entrée. Une composition savoureuse avec un univers autour d’un bar de danseuses et où le maire Labeaume est un gnome. Belle originalité et créativité.

Par la suite, la charmante Josiane Aubuchon est débarquée sur la scène avec une belle énergie et une danse des épaules. Cette humoriste est une finissante de l’École nationale de l’humour en 2012. Dès ses premiers mots, on perçoit tout de suite son accent campagnard. Son numéro très rafraîchissant abordait davantage plusieurs des rêves qu’elles caressaient lors de sa jeunesse, mais que sa mère sabotait. De la contorsion à faire de la danse sociale en passant par être dans un cirque, la jeune femme s’est vu devoir mettre à l’écart ces rêves. Par chance pour nous, son choix de carrière s’est orienté vers l’humour. Belle découverte pour ma part. Elle est très attachante dans son parler, surtout lorsqu’elle mentionne : « J’ai du fun avec toé Impérial ».

Au tour de Sébastien Haché, un humoriste que j’affectionne tout particulièrement. Ce jeune homme dégage une timidité et une aisance tout à la fois. Je n’arrive pas à établir si ce que je vois est totalement lui ou si c’est un personnage. J’en reste à mon questionnement que je tenterai un jour d’élucider. Sébastien a fait partie de plusieurs cuvées à l’émission En route vers mon premier gala. Dès le début, les gens dans la salle réagissent positivement à ses blagues. Ses sujets sont plutôt variés, mais touchent principalement les régions, là où les écoles ferment lorsqu’il vente et là où Internet est beaucoup plus lent. L’humoriste de ma soirée que j’apprécie de voir chaque fois et dont j’ose espérer le voir un jour à l’oeuvre pour plus de quelques minutes qui passent trop rapidement.

Pour finir, François Boulianne sera le maître pour clore la soirée sur une belle note. Celui que j’ai connu à la première saison d’En route vers mon premier gala en 2009 s’est définitivement amélioré depuis le temps. J’appréciais déjà son style d’humour, mais ses textes se sont davantage peaufinés ce qui rajoute de la solidité à son numéro. Il a d’ailleurs prêté sa plume à plusieurs projets télé et web dont quelques uns plus connus comme Prière de ne pas envoyer de fleurs et Simple comme Korine. Pas étonnant qu’il est tout ce talent avec toutes ses expériences passées en improvisation, en animation, en acteur/comédien, etc. François qui oeuvre davantage dans l’humour stand-up à l’américaine, nous fait part de ses petites observations de la vie quotidienne telles que le fait qu’au Dollarama, il y a des tests de grossesse, mais pas de jeans. Il aborde également le technologie en général. Excellent numéro dont j’ai ris plusieurs fois et où les gens ont été également réceptif à son type d’humour.

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