Review de la fin de semaine d’Envol et Macadam 2012


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Sincèrement, je me demande comment on aurait pu être autant choyé par le festival Envol et Macadam cette fin de semaine. Cette compagnie de booking peut faire des miracles. Non seulement nous avons eu droit à des bands exceptionnels tels que The Vand

als et Lagwagon, mais en plus nous avons eu la chance unique de voir le dernier spectacle à vie de No Use For A Name. Ce spectacle avait été organisé sous la forme d’un hommage suite au décès du talentueux compositeur, musicien et chanteur de la formation, Tony Sly. Cet homme, qui était l’idole de plusieurs, est décédé le 31 juillet 2012. La raison de son décès demeure plutôt vague; rien n’avait vraiment été confirmé, la cause demeure un peu nébuleuse. Bravo aussi à Get A Room pour avoir su réagir vite et nous apporter une programmation exemplaire, malgré toutes les embûches auxquels ils ont été confrontés. En effet, comme j’ai mentionné plus haut, le décès de Tony Sly a non seulement ébranlé la scène et les fans, mais aussi la programmation, étant donné que No Use For A Name faisait partie des gros groupes invités et que ce même chanteur devait faire une prestation acoustique auprès de son grand ami Joey Cape. D »ailleurs, récemment, ce chanteur de Lagwagon, a annoncé qu’il annulait sa prestation acoustique qui était prévu le vendredi. Moralement, il ne se sentait pas prêt à donner cette prestation sans son bon ami. Bref, Envol et Macadam se sont quand même ajusté et ils ont ajouté quelques groupes pour subvenir aux annulations.

Je suis arrivée vendredi vers la fin de la prestation de Criminal Collection, un groupe de la République Tchèque qui m’a plutôt impressionné. Une tonalité très pop-punk avec comme chanteur principal le drummer. Je me suis promis d’aller les revoir le lendemain à leur second spectacle dans le cadre d’Envol et Macadam au Scanner en fin de soirée. Conclusion : je n’ai vraiment pas été déçue, c’était vraiment excellent et cette fois j »étais moins sur mon appétit étant donné que j »ai ai écouté au complet. Ensuite, vers 20h30, les chums The Matchup montent sur le stage. Fidèles à leurs habitudes, munis de leur banc zébré, ils nous jouent plusieurs de leurs compositions en nous transmettant toute leur belle énergie. Comment rester de marbre lorsque des gens comme ça nous incluent vraiment dans leur set en s’adressant constamment à nous et en déconnant continuellement. Bref, bien du plaisir et quelques beaux fous rires. Ils nous ont joué un cover de Millencolin, soit Trendy Winds et un cover de No Use For A Name, Why Doesn’t Anybody Like Me. Pour finir, la cerise sur le sundae, Miracles. Cette formation, qui est le projet full-band d’Hugo Mudie et Fred Jacques, nous a donné une prestation formidable. Plusieurs compositions étaient de la partie et je dois dire que j’adore particulièrement la touche musicale de Mario Ouellet de PL Mafia au trombone. Bien sûr, à la fin de la soirée, nous avons eu droit à des chansons de leurs anciens projets Yesterday’s Ring et de Sainte-Catherines et ce, au grand plaisir des fans présents. Nous avons entendu, entre autres, Fairytale Is Over, We Used To Be In Love et Fairytale Of Montreal. Après le spectacle, on a poursuivi ça au Cercle pour aller voir Cardigan, le sideproject des Hunters de Québec. C’était très bon, un peu dans le même genre que The Hunters mixé au projet acoustique de Dominic Pelletier. Finalement, on a fini ça au Scanner avec les talentueux Summercheers. Le band, existant depuis peu d’années, a fait de mémoire pas mal toutes les chansons se retrouvant sur le EP Beached. Bref, du bon pop-punk style californien pour closer cette soirée qui fut pas mal arrosée.

 

Dur réveil ce samedi après une nuit plutôt courte. Malgré le mal de vie qui m’envahissait au plus haut point, je me devais d’aller encourager les chums Get The Shot de Québec. Comme d’habitude, une énergie intense émergeait du groupe. Le chanteur Jean-Philippe Lagacé sait comment faire lever l »ambiance : se donner à 100%, chanter avec la foule et se retrouver au cœur du pit. Le set list qui ne change pas vraiment des autres prestations que j’ai vu est tout de même solide. Chaque chanson s’enchaîne parfaitement avec un cover de Strife au travers, plutôt que celui de No Warning. Malgré le fait que la foule était minime à assister au spectacle du premier band de la journée, une belle vague d’énergie commençait déjà à circuler. Bravo encore à vous les chums. Au tour de We Love Danger de s’exécuter. Ces saguenéens ont toute mon admiration. Le groupe est composé de plusieurs membres très présents dans la scène depuis des années, tels que GFK, Crane, Dual Peak et Twenty Big Mistakes. Non seulement ils font partie intégrante de la scène punk depuis des années, mais en plus ils se renouvellent dans des nouveaux bands qui sont tout autant excellents, comme We Love Danger et les Summercheers. De plus, j’adore leur son et leurs paroles. Bien sûr, vu qu’ils ont joué en début de journée comme Get The Shot, je dirais que l’ambiance était très tranquille, même plus que GTS, mais tout de même c’était super de les revoir à nouveau. Ensuite, je me suis abstenue d’assister à Obey The Brave et August Burns Red. J’ai laissé ça au plus fou d’entre nous. J’en ai plutôt profité pour aller me nourrir. Par contre, entre ces deux bands qui ne font pas du tout partie de mon répertoire musical, il y avait le groupe légendaire The Vandals qui ont donné une performance frôlant la perfection. L’ambiance était très déchaînée et le groupe californien était très crinqué. Suite à mon premier spectacle de The Vandals, je me demande comment j »ai pu attendre si longtemps avant de les voir. Je passais à côté de quelque chose, disons-le. Quelle énergie de folie. Plusieurs classiques ont été interprétés dont, Cafe 405, Oi To The World, My Girlfriend »s Dead, And Now We Dance, Anarchy Burger, I »ve Got An Ape Drape et People That Are Going To Hell. Pour finir le set en beauté, un petit échange de micro avec le guitariste pour l »interprétation de la chanson la plus connue du groupe soit I Have A Date, que tout le monde ou presque chantait dans la foule. C »était magique, mais moins que ce qui s »n venait dans les minutes suivantes, le groupe que j »attendais le plus, No Use For A Name. En fait, je sais pas si j »avais hâte ou non, on dirait que j »étais très partagée. Le fait de dire un dernier adieu à un de mes idoles me rendait particulièrement triste. Juste de regarder le staff organisé le stage me laissait avec un sentiment rempli de fébrilité et de tristesse, mais rien d »aussi fort que lorsque la foule s »est mise à crier Tony sans arrêt. Quand j »ai vu la femme de Tony Sly, Brigitte, arriver au micro, mon coeur s »est serré encore plus. Lorsqu »elle a parlé, de toute évidence, mes yeux se sont remplis d »eau. Elle nous mentionnait un énorme merci de supporter cette scène et d »aimer cette musique avec une voix remplie d »émotions. Ensuite commença le spectacle, les membres nous mentionnant de nous amuser. Ils commencent ça en force avec Justified Black Eye. Ensuite, plusieurs classiques ont déboulé tous un après l »autre, dont Coming Too Close et Invincible, interprétés par Jean-Philippe Lamonde du groupe MUTE de Québec, Soul Mate par Étienne Dionne de MUTE également, Why Doesn »t Anybody Like Me par Bruno de The Matchup de Montréal, International You Day, Dumb Reminders, Not Your Savior, On The Outside, Feeding The Fire, Chasing Rainbows, Let Me Down, ainsi que Feels Like Home et Via Munich interprétées en version acoustique au milieu du spectacle. Plusieurs des chansons ont été chantées par Joey Cape, le grand ami de Tony et chanteur de Lagwagon. Aussi, la chanteuse Karina Denike a pris part à l »interprétation de plusieurs titres avec ce cher Joey. Non seulement les classiques étaient parfaits, mais ce que chacun apportait en disant un petit mot pour faire honneur à Tony était W-O-W. L »émotion était palpable tout le long du spectacle. J »aurais voulu que cette prestation ne finisse jamais. D »autant plus qu »on savait

que c »était le dernier spectacle à vie de No Use, ce qui est totalement compréhensible, étant donné que monsieur Sly est beaucoup trop talentueux pour être remplaçable. De toute façon, on ne parle pas de remplacer seulement un musicien, mais bien un ami qui laisse paraître un grand vide dans le coeur de ses proches. D »ailleurs, Matt Riddle nous l »a fait sentir intensément quand il a versé quelques larmes en parlant son grand chum. Bref, meilleur spectacle de ma vie, non pas par la prestation en tant que tel, quoi qu »elle était géniale et magnifique, mais plutôt par son caractère unique. Je me sens énormément privilégiée dans la vie d »avoir pu vivre un moment pareil. Aucun des spectacles que j »ai vu dans ma vie, en presque quinze ans, n »accotera celui-ci. Juste de me rendre compte que c »est terminé me déchire, mais au moins je reste fière de l »avoir vécu, mais encore plus d »avoir grandi avec cette musique qui a faite toute la différence dans ma vie. Merci à Tony Sly, No Use For A Name et Get A Room pour avoir rendu tout cela possible. C »était aussi parfait de pouvoir écrire un mot en hommage à Tony sur les affiches prévues à cet effet sur le site de l »Ilôt-Fleury, qui étaient par la suite remises à sa femme. Ça pu nous permettre de lui exprimer notre gratitude, d »offrir un soutien à la famille et de clore la boucle. Pour ce qui est de Lagwagon, le spectacle était tout autant à la hauteur de leur talent. Bien sûr, les fans présents pour No Use, attendaient tous impatiemment Lagwagon aussi et ils s »en sont donnés à coeur joie en dansant sans arrêt du début à la fin. Le spectacle était excellent, même si je l »ai trouvé légèrement un peu moins bon que celui que j »ai vu au Pouzza Fest à Montréal en mai dernier. Par contre, il n »en demeure pas moins que ces musiciens hors pairs donnent toute qu »un show et même en étant dans le deuil. Ils ont joué plusieurs grands classiques tels que May 16th, Making Friends, Sleep, Angry Days, Coffee and Cigarettes, Alien 8, Messengers, Violins, Mr. Coffee, Island of Shame, Lazy, Know It All et Brown Eyes Girl (Cover). En résumé, toute qu »une fin de semaine mémorable.

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